Channeling

Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 06:16

Source : http://ducielalaterre.org/

 

La clé de votre élévation vibratoire, c’est d’avoir conscience de toutes les peurs qui sont encore en vous et d’essayer de les transcender, des les éclairer, de les nourrir de Lumière et d’Amour et de vous dire tout simplement : je suis dans la confiance, je suis dans l’Energie Christique, et je ne risque rien quoi qu’il arrive autour de moi, quoi qu’il arrive sur ce monde.

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 05:32

Source :

 

Lors de vos échanges entre amis, avec votre famille ou même avec des êtres que vous ne connaissez pas, donnez toujours ce qu’il y a de plus beau en vous, offrez-leur votre perfection, votre beauté, votre Amour au travers d’une parole, d’un sourire. Offrez-vous également votre propre perfection, votre propre beauté ! Apprenez à créer d’une très belle façon ! C’est un état d’être, un état de conscience. »

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 06:01

Source : http://ducielalaterre.org/clefs.php

 

« Cher Enfant de la Terre, la route est belle ! Si vous la voulez pavée de roses, elle sera pavée de roses. Si vous la voulez pavée de cailloux, elle sera pavée de cailloux. Si vous la voulez encombrée de buissons d’épines, elle sera encombrée de buissons d’épines.

Cela veut dire que la force de votre pensée créatrice positive peut créer sous vos pieds ce chemin de roses malgré toutes les difficultés que vous pouvez rencontrer. A ce moment-là vous êtes au-dessus des difficultés, vous les survolez.

Cher Enfant de la Terre, prenez conscience de la puissance de votre esprit, prenez conscience que cette puissance va en augmentant. Servez-vous de ce que vous êtes avec sagesse, avec compassion, avec Amour ».

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 05:27

BIDI - 2

Référé par : http://www.autresdimensions.com/

 

16 mai 2012

 

Question : Je ne suis pas encore parvenu à extraire ma conscience du sommeil de rêve. Elle reste emprisonnée dans des vécus de ma personnalité. Que dois-je vivre ou comment m'y prendre ?
Qui travaille pendant que tu rêves ? Quand tu dors, sais-tu que tu dors ? Il te faudrait, pour cela, rester lucide. Poursuivre la dissolution est, justement, demeurer lucide, ne plus être dans le rêve (ce que certains appelle Turiya) qui n'est pas l'Absolu. Du point de l'Absolu (si tant est que je puisse parler ainsi) l'état de veille ou de rêve ne change rien. Ils sont des illusions, l'un comme l'autre. Ta vie passe, ton corps passe, le rêve passe, ce n'est donc pas éternel et aucunement lié au je suis. Turiya (ou le je suis, la Présence) est une étape. C'est ce qui est construit au-delà de la personnalité et qui doit s'effacer, par déconstruction ou plutôt dissolution, au moment opportun. Si ta conscience, ainsi que tu le vis, est piégée dans cette réalité, cela signifie simplement que le moment, dans le sens linéaire, n'est pas venu. Dans ce qui t'a été dit (de poursuivre un travail de dissolution), est-ce qu'il t'a été donné une échéance ? Non. La conscience va vivre, dans ton cas, ce qui est à vivre, pour elle, avant de disparaître. L'attachement, de ce que tu es, à certains modèles de croyance, t'enferme aussi sûrement que le reste. As-tu connu le Christ ? L'as-tu vu ou est-ce juste une croyance ? Je pourrais te parler de Krishna ou de Bouddha : les ai-je rencontrés autrement que par leurs écrits, autrement que par leurs croyances, autrement que par des religions ou au travers d'un idéal, d'une histoire ? Il te faut, même, tuer cela. Non pas de manière active, parce qu'il n'y a rien à faire disparaître, mais simplement réfuter, là aussi. Aller au-delà de cela. Tant que tu adhères à quoi que ce soit d'autre que l'Absolu, l'Absolu est fermé pour toi parce que la croyance t'en éloigne. Le Christ est Turiya. Il est un modèle mais, comme cela a été dit (même par Bouddha) : à un moment donné, tu dois tuer le modèle. Le seul obstacle est là.

Il y a, à travers l'adhésion à une croyance, un idéal à poursuivre. Cet idéal à poursuivre t'inscrit dans un temps et le temps semble long. Supprime l'idéal, il n'y aura plus de temps. Supprime la croyance, tu n'auras plus besoin de temps. C'est les croyances qui empêchent la dissolution, fût-il ton modèle le plus idéal, fût-il rencontré en rêve, fût-il rencontré de manière mystique. Parce que ceux qui le rencontrent, réellement, de manière mystique, n'ont qu'un objectif : fusionner, se Marier avec lui (ou avec elle, si c'est une autre entité). De là, naît la dissolution. Comme vous l'ont dit les Anciens : Communion, Fusion et Dissolution, dans cet ordre là, au sein de Turiya. Donc tu ne peux pas considérer un modèle comme extérieur à toi. Tant qu'il est considéré comme un idéal extérieur, un modèle à acquérir, tu entretiens la Communion, tu empêches la Fusion et encore plus la Dissolution. Voilà l'obstacle. Oublie tout : tous les modèles, tous les cadres, toutes les croyances. C'est la seule façon de vivre la Dissolution. Ou alors fusionne avec le Christ, ou alors fusionne avec ton Père, ou alors fusionne avec ta Sœur, mais fusionne avec quelque chose afin que cela n'ait plus d'existence extérieure à ce que tu es. Là, tu vivras la Dissolution, mais pas avant parce qu'il y a persistance de l'idée de quelque chose d'extérieur, qui a une existence autonome, à l'extérieur de toi. Mais comme l'ont dit, même les Archanges : le monde est en toi. Les Archanges sont en toi, je suis en toi, parce que tu es absolu. Tant que tu mets une distance dans un rôle ou une fonction, extérieurs à toi (dans le Christ, dans ton Père, dans ta Sœur ou  dans qui tu veux), il y a une distance et donc il ne peut exister la moindre Dissolution. Il ne peut exister que la persistance d'un niveau. L'Absolu n'est pas un niveau. C'est simple, là aussi. Tant qu'il y a projection en un idéal, religieux ou autre, vous ne pouvez être vous-même, même avec ce qui vous a été nommé le Double. Le Double n'est pas fait pour être vu, il est fait pour se Dissoudre. C'est une aide à l'Absolu mais ce n'est pas une finalité parce que les deux sont les mêmes. Ne projette rien à l'extérieur. Ce que tu Es n'a pas à être projeté : c'est déjà en toi (même le Christ, même ton Père). Il n'y a rien d'extérieur à ce que tu Es. Ce qui est extérieur est une simple projection de la conscience, un rêve, au même titre que l'état de veille. Si tu acceptes cela, la Dissolution est acquise parce qu'elle a toujours été là. C'est simplement ton regard, ta façon de voir, ton point de vue, issu de tes croyances ou de tes affects. Il n'y a rien d'autre que cela. C'est le seul obstacle.

 

Question : Je vis des états chaotiques. La réfutation me permet de prendre une distance mais le mental, les émotions et la volonté sont toujours très présents. Comment demander l'aide des Etoiles, des Anciens ou des Archanges sans en faire des sauveurs extérieurs ? Comment être en Communion avec eux sans que ce soit une projection de mon mental ?
Il faut d'abord que tu acceptes qu'il n'y a pas de personnalité, qu'il n'y a rien d'extérieur. Qu'est-ce qui a besoin d'aide si ce n'est, comme tu l'as dit, la personnalité qui a besoin d'un sauveur ? Mais à partir du moment où il n'y a pas de personnalité, qui y aurait-il à sauver ? Qui y aurait-il à aider ? Change de vision puisque tout est déjà en toi, absolument tout. Là aussi, n'imagine pas quoi que ce soit d'extérieur à toi créant une distance, encore plus grande, entre ce que tu Es et ce qui se projette. Le chaos est un très bon signe parce que le chaos signe une réorganisation, au-delà de tout ordre, dans la Liberté. L'apparence de la personnalité passe par sa propre mort. La Lumière Dissout la personnalité, qui n'a aucune existence. Ne donne pas poids à ce qui n'existe pas. Tu n'es ni ton mental, ni cette personnalité. Tu les crois. Là, est le problème. En tant que témoin de la réfutation, tu saisis parfaitement d'où viennent les plaintes. Comment ces plaintes peuvent-elles être agissantes, même en les voyant, si tu ne leur donnes pas ton accord ? Et cet accord vient de l'incapacité temporaire à ne pas être cela. Il y a une culpabilité. Quelle est cette culpabilité ? Celle du mal faire, celle du mal être, attribuée à des causes extérieures, à une causalité, à des évènements survenus. Parce qu'au travers de cela, s'exprime quoi ? Le sentiment (je dis bien sentiment parce que ce n'est pas vrai) de solitude. Le besoin de complétude. La recherche, à l'extérieur, d'une complétude, pour mettre fin à une solitude qui n'existe pas. C'est la personnalité qui t'emmène, à travers ses déboires, à croire que tu es seule. Les affects et les sentiments qui remontent, regardés pour ce qu'ils sont : quelque chose qui passe et qui n'est pas toi. Ne confonds pas la réfutation avec le fait de ne pas les voir. Réfuter conduit à voir les choses et les éléments, tels qu'ils sont, mais pas à ne plus les voir. Observe patiemment que, souvent, tu te sers de la réfutation, justement, pour ne pas voir. Si tu acceptes cela, la personnalité aura moins de poids, le mental encore moins. C'est le mental qui te fait croire qu'il y a solitude, qu'il y a isolement, qu'il faut chercher à l'extérieur. Même le Double est en toi, sans cela comment pourrait-il exister dans le Christ ou dans quoi que ce soit d'autre ? Il n'y a que l'Absolu. Ne te laisse pas décourager par ce que te dicte le mental, par ce qu'il te fait croire. Il voudrait que tu sois cette personnalité qui souffre, qui manque, qui est isolée. Ce n'est pas vrai.

L'abondance a toujours été là, tout a toujours été là. Ne crois pas ce que te disent tes affects et tes sentiments. Ne t'en détourne pas mais accepte de les voir : ils sont là mais ce n'est pas toi. Réfuter, n'est pas les dénier. Tu n'es rien de ce qui passe. Tu peux être sûre et certaine que quand quelque chose passe (comme une humeur ou un sentiment) cela n'est pas toi mais c'est secrété par ce sac de nourriture, ou par ta propre histoire, par tes propres blessures. Mais tes blessures ne sont pas les tiennes, même si elles te sont propres. Elles s'inscrivent dans autre chose que ce que tu Es, dans, justement, cette personnalité, dans, justement, ce mental. Si tu te tiens tranquille, sans demander une aide, sans projeter une aide, sans imaginer que quoi que ce soit ne peut venir de l'extérieur, que quoi que ce soit puisse venir de l'extérieur, si tu te penches sur ce que tu Es, sur l'Intérieur, tu vas t'apercevoir que toutes tes ressources sont là et ne dépendent ni du poids d'une blessure (réelle ou supposée), ni d'un quelconque manque, ni d'une quelconque aide extérieure. Comprends et saisis que, déjà, tout est en toi, sans aucune exception. Tu n'es pas remplie de souffrance, de sentiments et d'affects. Tu n'es remplie par rien d'autre que ce que tu Es : Absolu. Tu es la source de toi-même. Il n'y a pas d'amour extérieur. Sois Amour. Ne te pose pas la question de ton passé, de tes blessures, de tes manques : ils n'existent pas. Et l'aide est déjà là parce qu'elle n'a pas à venir : elle est déjà installée. Laisse se dérouler ce qui déroule. Laisse se dérouler. Tu n'es pas ce qui se déroule. Reste au centre, sans demander et sans projeter, sans va et vient, immobile, là où, pour l'instant, tout te semble vide et tu verras que ce n'est qu'un regard de l'ego parce qu'en réalité, c'est là qu'est l'Absolu : le plein. Mais, pour cela, accepte de voir ces sentiments, ces impressions, ces émotions, ce sentiment de vide. Vois-les mais ne les reconnaît pas : ils ne t'appartiennent pas. C'est très simple mais, bien sûr, la personnalité ne veut pas du simple. Elle envisage des prières, des demandes, des supplications parce qu'elle a peur d'être insignifiante. Et elle l'est. Donc elle n'a pas à avoir peur de ce qu'elle Est. Tu n'es pas insignifiante. Tout ce que tu Es est signifiant, au-delà de tout sens et de toute signification de ce monde. Tu es l'éternité.

 

Question : l'expérience et le choix de vie que l'on fait peut nous amener vers l'Absolu même si nous ne sommes pas ce que l'on fait ?
Non. L'Absolu ne dépend d'aucun choix, d'aucune vie, d'aucune réalité de ce monde. L'Absolu est le même, que cela soit sur la croix du Christ, que dans l'enfant qui meurt de faim, que dans le vieillard qui meurt de vieillesse, ou que celui qui meurt d'une balle. Il n'y a aucune différence. Croire qu'il y a des circonstances de cette personnalité, précises (de cheminement spirituel ou autre) qui favorisent l'accomplissement, si tenté que l'on puisse parler ainsi, l'établissement, de l'Absolu, est une erreur. Croire que parce qu'on va être à l'abri de tous les besoins (affectif, financier, moral, familial, social) va suffire à être Absolu est une dramatique erreur. L'Absolu ne dépend d'aucune condition de ce monde. C'est un leurre. Il n'y a que la personnalité qui peut être satisfaite dans le fait de ne manquer de rien, d'argent, d'affect. L'Absolu n'a que faire de tout cela. Il n'y a aucun âge, aucune condition, aucun karma, aucune situation, qui s'oppose à l'Absolu, si ce n'est vous-mêmes, au travers de justifications, d'alibis (qui ne tiennent pas), d'histoires spirituelles (qui ne tiennent pas), de peurs cachées, d'évidences cachées. Il n'y a pas de chemin vers l'Absolu, aucun. Il n'y a aucun moyen de s'approcher de l'Absolu par une quelconque circonstance de vie. Le Soi peut vous donner l'apparence mais même l'Abandon du Soi est nécessaire et indispensable. Je dirais même qu'à la limite, il serait beaucoup plus facile pour celui qui n'a pas de résistance. C'est-à-dire, celui dont le corps s'en va, dont les possessions s'en vont, a plus de chance de dévoiler l'Absolu. Il y a certains pays où des êtres ont tout abandonné et n'ont jamais rien trouvé. Il y a des pays où des êtres n'ont jamais rien demandé et pourtant ils sont Absolu. Ne voyez pas cela comme une progression. Ne vois pas cela comme quelque chose qui facilite ou évite. Ce n'est pas vrai. Seul le mental peut croire cela : qu'il y a de circonstances favorisantes. C'est faux. Seul l'Abandon du Soi, le changement de regard et de perspective, le non attachement, réalisent la Vérité de l'Absolu, qui a toujours été là. Croire qu'il y a une distance, crée la distance. Croire qu'il y a un chemin, crée un chemin. Croire qu'il y a indignité, vous rend indignes. Supposer que cela est loin, le rend loin. C'est pourtant, là aussi, extrêmement simple : ne supposez rien, n'acceptez rien. Laissez toute la place. Disparaissez. Tant que vous croyez exister à travers un attachement, une recherche, un affect, vous vous éloignez de l'Absolu. Lui, il a toujours été là, il n'a jamais bougé : c'est vous qui avez bougé. C'est vous qui vous êtes éloignés, dans cette personnalité, dans l'illusion, dans le soi.

Quand nous vous disons de rester tranquilles et de ne rien faire, occupez-vous de votre personnalité, si vous voulez (à l'améliorer, à la pacifier), mais vous n'êtes pas cela. Vivez le Samadhi, si cela vous fait plaisir, mais vous n'êtes pas cela non plus. Au travers de mes mots, j'espère que vous saisissez un peu plus ce qu'est la réfutation : ni ceci, ni cela. Qu'est ce qui vous empêche de pratiquer ? Qu'est ce qui vous empêche de mettre en œuvre ? Qu'est ce qui vous faire croire que c'est un jeu mental ? Qu'est ce qui vous dit que c'est stupide ? Posez-vous la question. Si ce n'est votre propre ego, votre propre mental, qui va vous dire, à tout bout de champ, que « ce n'est pas vrai », que « ça n'existe pas », que « ce n'est pas possible », que « c'est trop simple, trop facile ». Réfutez et vous verrez. Réalisez votre enquête mais ne cherchez pas l'action / réaction de ce monde : elle est sans fin. Ne cherchez pas de cause, en définitive à ce qui n'a jamais eu de cause. Il n'y a pas de début. Il n'y a pas de fin. C'est une illusion totale. Vous êtes Éternels, Éternité. Éternels : toujours présents. Tout le reste n'est que des accessoires, des pirouettes, des spectacles et des escroqueries. Voulez-vous jouer à être un escroc ou voulez vous être Vrais et Transparents ? Voulez-vous être une Joie qui ne disparaît jamais, une béatitude qui n'est pas fonction des circonstances, de vos amours ou de vos désamours, de votre argent ou de ne pas votre argent, d'un toit ou pas de toit ? Vous n'avez rien besoin de prévoir parce que votre vie se déroulera de la meilleure des façons, sans aucun obstacle, dans l'Absolu. Là est la seule cause des souffrances apparentes, des manques apparents, des blessures apparentes, des maladies. Il n'y en a pas d'autre. Si vous laissiez ce sac de nourriture évoluer pour lui-même, en l'entretenant, sans vous poser de question, il irait très bien. De la naissance à la mort, il vivrait ce qu'il a à vivre. C'est parce que vous êtes identifiés à lui qu'il est malade, qu'il est mal et souffrant, autrement, il n'a aucune raison valable d'être altéré. Essayez cela : réfutez ce corps et vous verrez qu'il ira parfaitement bien. Parce que l'ego va vous faire croire que réfuter, c'est renier, c'est rejeter : c'est faux. C'est ce que vous dit votre mental, sans arrêt. Il n'y a que ça qui vous empêche de pratiquer la réfutation, ou alors de vous la faire envisager sous un côté narquois : « tout est illusion ». Et de rire mais pas du vrai rire, de celui de l'illusion qui se moque. Il n'y a pas d'autre obstacle que vous-même. L'Absolu n'a pas besoin de vous. Il est ce que vous Êtes. Saisissez cela. Tout le problème n'est qu'une question de placement, de point de vue, comme je l'ai dit : c'est une erreur de point de vue, une erreur de vision. C'est une vision qui est sujette à votre histoire, à vos affects, à vos émotions, à votre mental, à tout ce qui est illusoire. Dépassez cette vision. Vous n'êtes pas ce qui voit. Il n'y a rien à voir, à ce niveau. Si vous faites silence de tout ça, vous constaterez, avec stupéfaction, que l'Absolu est déjà là. Il n'a pas à apparaître, excepté pour la personnalité qui s'en va. Là, est là Dissolution. Là, est la facilité. C'est sortir de la complexité. Sortir de la difficulté. Sortir de la connaissance, la fausse, celle qui dépend d'un acquis, d'une croyance, d'une réflexion, d'une supposition. L'Absolu est connaissance. Elle fait de vous un Libéré. Pas la connaissance de la personnalité, qui ne vous libèrera jamais, qui vous enfermera, de plus en plus, dans l'action / réaction, dans la souffrance, dans la douleur. Soyez Libres. Osez être Libres. Qu'est-ce qui vous en empêche ? Bien sûr, il y a des règles et des lois qui s'appliquent à ce monde mais vous n'Êtes pas cela. Vous êtes l'Absolue félicité de la Lumière Éternelle de l'Amour. Rien de plus et rien de moins. C'est juste que vous avez cru à votre personnalité, à votre rôle, à cette vie, à son début et à cette fin.

 

Question : Ayant fait l'expérience de l'Onde de Vie, pouvez-vous me dire s'il y a beaucoup de pelures d'oignon à enlever pour arriver à l'Absolu ?
Mais si tu enlèves toutes les pelures et toutes les couches de l'oignon, qu'est-ce qui reste ? Rien. Il n'y a rien à enlever. Il y a juste à voir, à réfuter. Réfuter n'est rien enlever. C'est accepter. L'Absolu est inclusif, en totalité. Il n'exclut rien mais, simplement, l'illusion est vue pour ce qu'elle est : une illusion. Si l'Onde de Vie est là, ne t'occupe de rien, ne fais rien, reste tranquille, surtout ne t'occupe de rien. Tu seras toujours beaucoup plus maladroite que l'Onde de Vie. Tu seras même ridicule par rapport à l'action de l'Onde de vie. Devient simplement cette Onde de Vie, c'est tout. Ne cherche rien d'autre. Ne te pose pas la question d'autre chose. Réfute ce qui arrive et tu verras, par toi-même, que plus rien n'arrive. C'est la Libération. C'est la Liberté. Il n'y a rien à imaginer travailler. Il y a simplement à accepter ce qui se manifeste, ce qui émerge, ce qui sort. Mais ne va pas chercher par toi-même, sans ça, tu entretiens la dualité et tu détournes l'Onde de Vie. Croire qu'il y a quelque chose à purifier, quelque chose à se débarrasser, est une illusion, là aussi. Accepter cela, c'est ne plus être la personnalité : c'est laisser œuvrer l'Onde de Vie, en totalité. C'est ne pas être affecté, c'est ne pas croire qu'il y a un travail, c'est ne pas imaginer ou supposer qu'il y a des couches d'Ombre. C'est dépasser toutes ces notions de croire qu'il y a une pacification à réaliser, qu'il y a un travail à mener, qu'il y a une purification de l'ego ou un allègement de l'ego ou du Soi. C'est sortir de tous ces jeux stériles, toutes ces escroqueries spirituelles, justement. Vous êtes Libérés parce que l'Onde de Vie a été Libérée. Ne vous préoccupez plus de toutes ces ombres, elles n'existent pas. Ne leur donnez pas plus de poids et de consistance. Changez de regard. Il n'y a rien de bien, rien de mal, il n'y a que l'Absolu, Lumière, Amour, Vérité. Tout le reste ne sont que des fantasmes morbides. À vous de décider. Vous croyez-vous ce sac de nourriture ? Vous croyez-vous ces blessures ? Vous croyez-vous cette histoire ? Vous croyez-vous ces souffrances, ces pertes, ces manques ou êtes-vous réellement absolus ? Montrez- le. Prouvez- le. Mais le prouver n'est pas une action, encore moins une démonstration, parce que c'est ce que vous Êtes, tous. N'adhérez plus à vos propres poids : ils n'existent pas. Il n'y a pas d'autre solution, il n'y a pas d'autre Vérité, à part l'ultime. Et si vous avez soif d'expériences, alors menez vos expériences, dans le Soi ou dans la personne, à vous de voir, au-delà simplement du désir, au-delà même du besoin. Restez-vous dans l'apparence et le manque ou rendez-vous dans ce que vous Êtes, cette plénitude absolue, là où il ne peut exister aucune peur et aucun manque ? À vous de voir.

 

Question : Vous irez là où vous porte votre Vibration, ne faites rien et restez tranquilles, sont des indications que je reçois sur le moment avec une certaine compréhension et qui deviennent de plus en plus confuses. Le doute et la confusion se manifestent invariablement. Comment le je fait le sabotage ?
Parce que tu lui donnes du crédit. Tu le laisses jouer. Tu l'autorises à jouer. Tu l'autorises à s'interroger. Tu l'autorises à douter. Est-ce que tu Es cela ? Quelle confusion ? Dans les phrases que tu as énoncées, c'est très simple. Tu iras là où te porte ta Vibration. Ta Vibration te porte donc à t'établir dans quelque chose. Il y a donc un déplacement, que vous avez nommé Ascension. L'Absolu n'est pas Vibration. Ça veut dire que vous n'irez nulle part puisque vous y Êtes déjà. La confusion vient de là. Pour le je, il n'y a pas de problème : il disparaît totalement dans ce qui est là. Cela ne change rien que la disparition du je soit le fait de la mort du sac de nourriture ou de la mort du monde : c'est la même chose. Si vous y voyez une différence, c'est que vous êtes insérés dans ce monde et que vous êtes attachés à ce monde qui est projection et maya, illusion. Sans ça, cela ne doit vous poser aucune problème, aucune recherche, aucune appréhension pour quiconque. Ce qui se pose problème et qui a une appréhension, c'est l'ego, qui doute, qui n'existe que par le monde, que par la projection dans l'illusion. La Vibration, c'est la certitude d'aller où elle vous porte, dans le Soi, dans ce qui est nommé des Dimensions, des planètes, des systèmes. Celui qui dépasse la Vibration est Absolu, ici-même, dans cette forme. Il n'y a pas de principe d'incarnation qui tienne et qui soit limitant, sauf pour celui qui est dans l'ego et qui y croit. La confusion vient de là. C'est le mental qui crée la confusion. Dès l'instant où tu cherches à comprendre des phrases comme celles-ci, sans les vivre, bien sûr que cela reste mental. Il ne sert à rien de les lire, si ce n'est pas vécu. Vous n'en trouverez aucune satisfaction. De même, j'encourage ceux qui voudront me lire ou m'écouter, ailleurs qu'ici, qu'ils arrêtent tout de suite car cela ne sert à rien, pour leur ego, pour leur mental, pour leur Soi. Seul l'Absolu m'intéresse. Si l'Absolu ne vous intéresse pas, alors passez votre chemin. Restez Libres de croire ou d'être ce que vous voulez mais si mes paroles vous dérangent, si ma voix vous dérange, alors, vous êtes en bonne voie. Si vous ne comprenez rien, alors, c'est parfait. Si tous vos repères volent en éclat, c'est plus que parfait : le fruit est mûr. Mais ne vous fatiguez pas à lire ou écouter ce qui vous dérange, à moins que le masochisme soit une partie de votre personnalité. Ce que je dis n'intéresse pas tout le monde, bien sûr, et encore moins ceux qui sont encore soumis à l'escroquerie spirituelle ou aux dogmes de la personnalité ou au miroitement du Soi. Je ne m'adresse qu'à ceux qui acceptent de ne plus rien comprendre parce que ce que je dis ne peut être que vécu. Comprendre ne sert à rien.

 

Question : S'il ne sert à rien de se poser davantage de questions, alors dites-moi exactement ce que je dois entendre.
Pourquoi voudrais-tu entendre quelque chose ? Je n'ai jamais dit d'entendre, j'ai dit d'écouter. L'entendre vient après. Tu sous-entends, par là, qu'il te manque quelque chose que tu n'aurais pas entendu. La seule chose que tu ne peux entendre, c'est toi-même. Tu peux t'entendre parler, mais as-tu entendu ce que tu Es ? Ou crois-tu Être ce que tu apparais, dans cette forme, dans ce corps, dans cette vie ? Il n'y a rien à entendre, de même qu'il n'y a rien à attendre, ni à comprendre. L'Être se passe de toute compréhension, de toute attente. La seule chose à entendre, éventuellement, est le Son, ce Son primordial, qui traduit, en quelque sorte, dans ta Conscience, au-delà de l'Unité, le retour au sein de l'Absolu que tu Es, de toute Éternité. En cela, il ne faut plus écouter quoi que te dise ta tête, quoi que te dise une autorité extérieure, fût-elle la mienne, qui n'a pas plus d'autorité, que la tienne, sur toi. Il faut réapprendre à écouter, et pour cela, il ne faut rien entendre, ni ne se fier à autre chose qu'au Silence, et au Son Ultime, traduisant, en toi, ce qui se révèle et se dévoile et qui, en fait, a toujours été là. Je n'ai donc rien à te faire entendre, car même ce que je te dis, même ce que je te dis à toi, est simplement destiné à te tourner vers Toi, et absolument rien d'autre. Tant qu'il existe une volonté de comprendre ou d'entendre quoi que ce soit, cela démontre simplement que l'Attention et la Conscience est tournée vers l'extérieur, essayant d'y trouver quelque chose à entendre et à comprendre. Celui qui comprend est toujours celui qui est éphémère. Celui qui veut comprendre est toujours ce qui est encore plus éphémère. Ce que tu Es n'est pas une compréhension.

Ce que tu Es, est, de toute éternité, dès l'instant où tu conçois et perçois, au-delà de toute conception et de toute perception, de manière médiate, de manière instinctive (dans le sens le plus élevé), ce que tu Es. Tu n'as donc rien à entendre. Il y a juste à Être, au-delà de l'Être, au-delà de la volonté, au-delà de tes sens, au-delà des Vibrations qui te sont perceptibles, au-delà de toute attente. Dès l'instant où tu deviens capable de faire ce Silence de tout ce qui n'est pas ce Son, alors, à ce moment-là, la Vérité éclate au-delà de toute vérité parcellaire et fragmentaire. Le témoin de cela (mais non pas le témoin de toi-même) est simplement une manifestation, au-delà de toute manifestation, dont rien ne peut être dit, dont la Béatitude et l'Extase est l'approche : reflet et témoin incomplet, signant le retour à ton Éternité, à ton Immortalité, à ton origine avant La Source. Dès cet instant, il n'y a plus rien à entendre, il n'y a plus rien à comprendre et encore moins à attendre, parce que tu es arrivé d'où tu n'es jamais parti : tu es sorti, définitivement, de la Maya. Ce que te donne le Maya à vivre, à expérimenter, se fait sans l'intervention de ce que tu es devenu : le Non-être. La Conscience ne peut être effleurée par quoi que ce soit, se traduisant, dès cet instant, par la non conscience et le non-Être. Maintenant, toutefois, un corps illusoire, un esprit illusoire, te donnant simplement à témoigner de ce non-être, par la présence de Ce corps, par la présence de ces pensées qui ne sont pas ce que tu es, mais un reflet. Etant reflété, tu donnes à voir, tu donnes à percevoir (à ceux qui ne le sont pas, révélés, à cet instant) une image. Cette image devient comme transparente, ne pouvant, en quelque sorte, être saisie ni appréhendée par celui qui regarde au travers des sens communs, donnant un sentiment d'étrangeté. Et au-delà de cela, débouchant sur une interrogation, sur un refus ou, en tout cas, par la perte d'un équilibre précaire, pour celui qui est installé dans la personnalité ou dans le Soi. À ce moment-là, le travail (qui se fait sans travail), l'alchimie qui se réalise, est engagée, indépendamment de toute volonté, de cette apparence que tu donnes à voir, de ce témoignage que tu donnes, simplement par irradiation du non-être au sein de ce monde, de cette illusion. Ainsi donc, dès cet instant tu peux vivre l'Absolu, tout en maintenant cette forme. Le seul intérêt, si tant est que l'on puisse parler ainsi, est de donner à voir à celui qui ne l'est pas (au travers de la gêne, au travers de l'Amour, au travers d'un changement d'équilibre, quel qu'il soit), la possibilité de se poser la question, même en niant de ce que tu es devenu dans le Non-être. Dès cet instant, l'Absolu permet à celui qui est Non Absolu, installé dans l'éphémère, d'être dérangé, dans tous les sens du terme, œuvrant en lui de manière silencieuse, de par le refus, de par l'Amour ou de par tout autre chose, l'amenant à translater sa Conscience ailleurs, à se poser la question, même, de qui est Conscient, de qui observe et de qui refuse ce qui est montré, donné, à voir.

Il n'y a donc rien à entendre, mais c'est le principe même de l'écoute qui permet de connecter, de manière silencieuse et invisible, au-delà de toute Vibration, de communiquer, en quelque sorte, des éléments de l'incommunicable. La meilleure façon d'écouter cela, et peut-être d'entendre, c'est de faire le Silence de tous les sens, de tout désir, de toute compréhension, de tout Être. Ce qui est à retenir, et ce qui est le plus important, c'est justement ce qui est dérangé. Celui qui est dérangé a plus de chance de communiquer avec l'Absolu. Cette communication n'est pas une communication, ni une relation : c'est une interrogation et surtout le fait d'être dérangé. Il n'y a pas d'autre façon que de bouger les certitudes illusoires de l'ego. Il n'y a pas d'autre façon que de réfuter, au départ, l'Absolu lui-même, pour voir que, finalement, à travers la réfutation des autres éléments, ne peut rester justement que ce qui a été réfuté dès le début. L'Absolu n'est ni perception, ni Vibration, ni concept. Il n'est rien de ce qui est connu. Face à l'inconnu, quelle est la réaction de celui qui croit se connaître, dans le je ou dans le Soi ? C'est le refus, c'est la négation même de ce qui lui est présenté, donné à écouter. De ce principe de non compréhension et d'interrogation découle toute la suite. L'Absolu ne peut être conceptualisé, en aucune manière, il ne peut être approché, en aucune manière, par ce qui est connu, par l'intelligence, par les sens, par la Vibration ou par n'importe quoi d'autre. C'est donc, justement, cet aspect dérangeant qui déplace un équilibre précaire, qui va permettre, le plus souvent, de réaliser cet Absolu qui a toujours été, qui est toujours et qui sera toujours. Quoi que devienne ce monde, quoi que devienne ce Corps, quoi que devienne cette pensée. Là est la seule Vérité. Elle est l'Ultime Vérité, Absolue, Totale.

 

Question : Je ressens que l'Onde de Vie a reflué en moi. Cela s'est accompagné d'une diminution de la distance que j'avais par rapport à l'hyper activité du mental et aux émotions. Ai-je quelque chose à réfuter ou à chercher en moi ?
Qu'est-ce qui peut refluer ? Je n'ai pas compris le sens de ce mot. Un flux ne peut pas refluer, en ce qui concerne cela. Un reflux signifie un mouvement inverse. Ce qui est monté ne peut redescendre ou alors ce n'est pas monté. Cela ne s'appelle pas un reflux. Dès l'instant où, le mental, le je, ou même le Soi, porte sa conscience (celle du je ou celle du Soi) sur l'Onde de Vie et désire quoi que ce soit, celle-ci s'arrête. Tu ne peux posséder l'Onde de Vie, tu ne peux la désirer, sinon, il n'y a pas de reflux, il y a un arrêt, parce qu'à ce moment-là, ce qui a voulu s'accaparer, s'approprier, l'Onde de Vie, n'est rien d'autre que la personnalité. L'Onde de Vie évolue : elle monte, sans aucune intervention de la personne. L'intervention de la personne la fait cesser. Les peurs et les doutes la font cesser. Le désir ne peut la faire réapparaître et re-monter. Là est le sens des mots qui ont été employés : rester tranquille et ne rien faire. Parce que toute action sur l'Onde de Vie qui nait aux pieds du Gourou (c'est-à-dire tes propres pieds, le Sat-Gourou) se traduit, pour toi et l'Onde de Vie, comme un désir de s'accaparer, de s'approprier. Toute appropriation, quelle qu'elle soit, ne fait que faire disparaître l'Onde de Vie. De la même façon qu'il existe des barrages, tout ce qui est doute, tout ce qui est peur, tout ce qui est peur de perdre le je, se traduit par l'arrêt de l'Onde de Vie. Aucune culpabilité, aucune responsabilité à manifester : simplement, là aussi, en être conscient, en être lucide, l'accepter même et l'Onde de Vie renaîtra et remontera. Elle ne peut pas refluer parce que sa nature est de monter et non de redescendre. Il ne peut exister de reflux, il existe simplement un défaut d'alimentation qui se produit dès l'instant où le je intervient.

L'Onde de vie n'est pas un je, encore moins une mascarade. C'est l'Ultime. C'est rétablir ce qui avait été perdu : l'Absolu. Il faut donc faire cesser toute notion de quête, toute notion de chemin, toute notion de quelque chose à acquérir ou à posséder. C'est cela qu'il faut faire disparaître du conscient, aussi bien dans le je que dans le Soi. L'Onde de Vie ne nécessite aucune attention. Vous pouvez faciliter mais non désirer. Vous pouvez permettre mais non demander. La demande ou le désir ne fait que traduire une volonté de l'ego. Ce qui doit se taire, disparaître du devant de la scène, c'est l'acteur. Il n'y a pas d'acteur. À un moment donné, même le spectateur devient gênant parce que le spectateur va troubler ce qui se déroule. Et ce qui se déroule, dont l'Onde de Vie est le témoin, c'est la disparition de la personne, la disparition de l'Individu. L'Absolu prend toute la place, bien sûr, au niveau de l'ego ou de la personne. Cela n'est pas ce sentiment qui effleure, mais bien un sentiment de disparition. Ce qui est intolérable pour celui qui est attaché à sa forme, à son mental, à sa perception. Le flux renaîtra parce que c'est inexorable, au moment où vous n'aurez plus de je, au moment où vous ne pourrez plus manifester quoi que ce soit de ce sac de nourriture, parce qu'il n'existera plus, parce que le monde n'existera plus pour la conscience. Donc, ne te pose pas la question de pourquoi cela s'est arrêté, parce que cela va aussi mettre encore plus de distance à l'Onde de Vie et à ton Absolu. Tu peux aussi agir, non pas sur l'Absolu et sur l'Onde de Vie, mais, directement, sur les doutes et les peurs. Cela ne veut pas dire chercher pourquoi il y a ce doute, pourquoi il y a cette peur, parce que le pourquoi s'inscrit dans ton histoire, dans l'adhésion à ton histoire. Il faut simplement regarder, avec objectivité, en face, accepter qu'il y a doute et peur, accepter que tu n'es ni ce doute ni cette peur ni cette personne. C'est le principe de l'enquête et de la réfutation. À ce moment-là, tu n'as pas à te poser la question de l'Onde de Vie, puisque elle a toujours été là. Elle ne s'interrompt pas, sauf pour la conscience, la conscience qui a empêché ta propre Libération.

La conscience est, en définitive, même au sein du je Suis ou du je Suis Un, l'élément freinant parce que dans le je Suis, il y a encore une identité, il y a encore un individu, même si celui-ci n'est plus séparé, mais il n'est pas intégré. Si tu acceptes cela, ce n'est pas la peine d'aller chercher la cause de cette peur, de ce doute, mais bien de regarder cela et de l'accepter pour le transcender, parce que le je lui-même, dans sa totalité, même s'il affirme l'inverse, n'est que construit par la peur. Dès l'instant où tu ne cherches pas de cause, dès l'instant où tu ne cherches pas d'explication, et encore moins de compréhension, simplement d'être l'observateur ou le témoin, cela suffit à l'identification, à la reconnaissance de cette peur, de ce doute. Dès cet instant là, tu ne tournes plus ta conscience, ton je, vers l'Onde de Vie et celle-ci renaît. Comme il vous a été dit, il n'y a strictement rien à faire pour l'Onde de vie. Il y a à faire au niveau de ce qui fait, c'est-à-dire ce corps, ces pensées. Mais la finalité ne doit pas être l'Onde de Vie, sans ça, elle ne naîtra jamais ou ne renaîtra jamais. L'Onde de Vie n'a pas besoin du je ni du Soi, parce que l'Onde de Vie s'élance et traverse le corps, dès l'instant où il n'existe nulle résistance à l'Absolu. Tu ne peux rien faire pour cela tant que le je est présent, tant que le Soi est présent, parce que le je comme le Soi ont toujours voulu contrôler et maîtriser, ce qui est impossible pour l'Onde de Vie. Il y a là un changement d'attitude, un changement de regard, un changement de conscience, qui ne peut être ni conçu ni accepté par le je ou par le Soi. Si tu intègres cela, si tu l'acceptes, alors l'Onde de Vie renaîtra, mais pas avant. Ce qui s'est éloigné, ce n'est pas l'Onde de Vie, c'est toi. Saisis cela, et tout ira bien, parce que tout est bien. La distance n'existera plus pour le je, parce que le je s'effacera de lui-même. Ne le nourris pas, ne nourris pas les doutes et les peurs, reconnais-les, simplement. Le je a toujours tendance à considérer que les peurs et les doutes font partie de ce qu'il est, mais tu n'es pas ce je, tu n'es pas ce doute et ces peurs. Tu n'es rien de ce qui passe et te traverse. Reste tranquille.

 

Question : La Joie, le jeu, les couleurs, résonnances de mon Enfant Divin, me permettent d'accueillir les expériences en douceur, avec le Cœur. Mais une résistance physique signale un blocage, une mémoire en rapport avec mon divorce. Qu'ai-je à réfuter ?
Mais l'expression même : « mémoire », « mon divorce », prouve que tu es identifiée à cela. Qui a divorcé si ce n'est le Je ? Est-ce que ce qui se tient immobile, divorce un jour de quoi que ce soit ? La souffrance exprimée n'est que le reflet de l'ego, de cette fameuse mémoire qui te montre et te démontre que, quelles que soient les joies de l'Enfant Intérieur, tu demeures, là aussi, viscéralement attachée à ton histoire. C'est cela qui crée la souffrance. La justification de l'Enfant Intérieur, des couleurs, de la Joie et du jeu, est altérée par quoi ? Tu le dis toi-même : parce que tu as donné une consistance à ce qui est éphémère, et donc ainsi, se cristallise, dans ce sac de nourriture, ce que tu lui a attribué : le poids d'une mémoire. Mais la mémoire n'existe que dans le je. Tu es encore tributaire d'une histoire parce que ton corps le manifeste. Et si ton corps manifeste quoi que ce soit, c'est que tu participes à ce jeu. Ce qui est resté en travers de la gorge, ce qui fait croire qu'il y a une histoire et une mémoire qui vient altérer ce que tu Es, de toute Éternité, n'est que l'adhésion à ta propre histoire, à ton propre je, à ton propre Soi. Ton corps te montre que tu lui es attaché, viscéralement, sans ça, jamais il n'aurait manifesté la moindre douleur, la moindre souffrance, où alors, cette souffrance quelle qu'elle soit, ne pourrait être vécue comme une souffrance. L'attention et la puissance que tu donnes à ce que tu as vécu (et que tu appelles mémoire qui viendrait briser, soi-disant, l'Enfant Intérieur), n'existe pas. L'Absolu n'est pas l'Enfant Intérieur : il est la Spontanéité, la Transparence. La Spontanéité ne peut être altérée par une quelconque histoire ou une quelconque mémoire. C'est la personnalité qui joue ce jeu, toujours. On peut dire que tu as laissé se manifester quelque chose qui, justement, te permet de comprendre, parce que tu le vois et tu le vis, que l'Enfant Intérieur est bloqué par ce divorce. Et d'ailleurs, tu as dit : « mon divorce ». Saisis-tu ? Tu te rends toi-même tributaire des circonstances extérieures qui ont plus de poids que l'Absolu. Tu as fixé, en quelque sorte, une souffrance. Tu t'es identifiée à ce divorce, au lieu d'y voir autre chose, qui est la Liberté. Il y a du ressentiment, et donc, le corps le dit. Bien sûr, il y a un fautif : le divorce. Bien sûr, il y a un autre fautif : la mémoire. Mais que viennent faire le divorce et la mémoire dans l'Absolu ? L'Enfant Intérieur est-il aussi fragile que cela pour être altéré par une histoire ou une mémoire ? Tant que cela existe, d'une manière comme d'une autre, que tu le veuilles ou pas, cela traduit clairement l'attachement. Vois-le, mais ne mets pas la cause sur, parce qu'il n'y a pas d'autre cause que toi-même, il n'y a pas d'ennemi extérieur à part toi-même. Comment est-ce que celui qui n'existe pas et celle qui n'existe pas, qui ont partagé le même rêve, la même illusion, peuvent souffrir de l'illusion, elle-même, quand elle s'arrête ? Quel est le regard que tu portes dessus ? Le manque et le vide ? Ou la Liberté ? Tout ce qui arrive à cette vie, que tu Vis, a un sens, mais pas un sens au niveau psychologique. Ne t'arrêtes pas à cela. Pas dans le sens d'une mémoire qui cristallise.

Mais même ce que tu appelles épreuve ou souffrance n'a qu'une seule finalité : vaincre les résistances, quelles qu'elles soient. La souffrance n'est jamais une punition. Elle ne vient jamais de l'extérieur, que de Soi. Dès l'instant où tu acceptes et que tu vois cela, de la façon juste, sans jugement, ni de toi, ni de l'autre, il n'y a aucune raison pour que le corps cristallise, il n'y a aucune raison pour que ce qui affecte ce corps, t'affecte. Sinon tu es attachée à ce corps. Que fais-tu de ce qui est nommé l'Amour, de ce qui est nommé le Pardon, de la Grâce, par rapport à toi-même ? Que ne t'es-tu pas pardonné ? Quels culpabilité et ressentiment exprimes-tu et pourquoi ? Non pas dans l'histoire, non pas dans la mémoire, non pas dans une explication, mais bien, réellement, dans ce que tu Es, dans ce qui est troublé et qui t'empêche d'être Libre. Si tu saisis cela, alors tu verras clair, sans justifier la perte d'un Enfant Intérieur ou d'une Spontanéité ou des couleurs, parce que ça, ce sont des prétextes de la personnalité qui préfère être dans l'Enfant Intérieur et dans les couleurs, dans le jeu, plutôt qu'Absolu. Maintenant, si tu considères que tu es cette histoire et cette mémoire, alors oublie ce que j'ai dit et agis dans l'Action / Réaction qui vous est connue, psychologique, énergétique. Mais vous ne ferez qu'entretenir le sac de nourriture, d'une façon comme d'une autre, jusqu'à sa fin. Vous le nourrirez jusqu'à plus soif et il souffrira. Tout ce que vous voulez éviter, se renforcera. La mémoire vous affectera, l'histoire vous affectera parce que vous y résistez. Ce qui est à réfuter, c'est, très exactement, que tu n'es ni ton divorce, ni cette souffrance dans ce corps. Qu'est-ce qui la perçoit ? Qu'est-ce qui la ressent, en toi ? Toute la problématique est là. Le Cœur de l'Être, la Présence ou l'Absolu, ne peut être affecté. Ce qui est affecté, sera toujours le je. La justification de l'Enfant Intérieur ne tient pas.

 

Question : Il y a quelques années, j'ai perdu toutes ambitions et plaisirs dans ce monde, suite à un divorce et des pertes financières, choses que j'ai combattues comme étant négatives. Maintenant, mon point de vue change.
Où est la question ? Ceci est une affirmation et un constat, c'est très bien. Ce que tu as perdu, t'a Libéré. Tu en as conscience, aujourd'hui. Toute souffrance, toute perte, n'est destinée qu'à vous montrer vos propres insuffisances, vos propres manques, ce qui est perdu en vous et non pas ce que vous avez perdu à l'extérieur. Parce que ce que vous avez perdu à l'extérieur n'est que le reflet de ce à quoi vous étiez attachés, ce que vous désiriez posséder. La perte vous met, en quelque sorte, à nu, vous montre vos propres limites, vos propres cadres, vos propres enfermements. L'ambition peut parfois être nécessaire, mais si elle n'est pas nécessaire pour toi, elle sera cassée. Il n'y a pas de punition ni de karma là dedans. Il y a juste la Vérité. De quoi as-tu besoin ? Pourquoi veux-tu te prouver la Vérité de ce qui Est ? Seul est vrai ce que tu vis, là, de suite. Pas ce que tu as vécu. Pas ce que tu souffres ou a souffert. Tu n'es pas le résultat de ton passé, aucunement. Seule la persistance du je est inscrite dans ce passé qui se manifeste dans ce présent. Il faut sortir de la linéarité. Aimer, c'est cela. Ce n'est pas posséder une femme ou un mari. Il n'y a rien à posséder et si ce que vous croyez posséder était retiré, là aussi il n'y a pas de fautif : il y a juste des mouvements de vie, des illusions qui s'entrechoquent et qui, de toute façon, auraient fini au moment de la fin de ce sac de nourriture. Tu n'emportes pas tes regrets. Tu n'emportes pas tes joies. Tu n'emportes aucune mémoire. Tu n'emportes que ce que tu as trouvé, c'est-à-dire si tu t'Es trouvé. Le je se considère, comme toujours, immortel. Bien évidemment, c'est faux. Seul est immortel, ce que tu Es. Ne regarde pas derrière. Installe-toi dans le Non-je, dans le Non-Soi. Si tu es capable d'arrêter, dans un temps très court, la référence au passé, à l'histoire, à ton histoire et, voire même, de dépasser la causalité que je t'ai exprimé, tu découvres quoi ? Tu laisse se découvrir l'Absolu. Cette forme ne te concerne plus, tu y es pourtant inscrit. Ce monde ne te concerne plus, et pourtant tu y agis et réagis. La perte de quoi que ce soit ne fait que montrer la fragilité de la vie et de ce je. Cela te montre simplement que rien n'est éternel sur ce monde, sauf toi. Rien ne peut durer de ce qui est inscrit dans le temps de ce monde, sauf ce qui ne bouge pas, ce qui est immobile. Tout le reste ne sont que des expériences qui ne changent rien à la Vérité, qui ne change rien au centre, en ce que tu Es. Si tu vois clairement cela, alors il n'y a plus de problème, ni maintenant, ni hier, ni demain, ni lorsque ce sac de nourriture aura disparu.

 

Question : Après avoir observé, puis réfuté les sensations et Vibrations du corps et les pensées, je m'installe dans mon Temple cardiaque pour y trouver la paix et vivre l'état de Présence, qui satisfait le Soi. J'ai réfuté cet état, le Soi, pour que le non Soi, l'Absolu, se révèle à moi, mais cela sans succès. Que dois-je réfuter d'autre pour que le Soi lâche prise ?
Dans ce que tu exprimes, il y a encore un observateur qui veut observer le non Soi. Il n'y a pas de dissolution. Ce qu'il y a à observer, c'est dépasser la Vibration elle-même. Cela est rendu possible par l'Onde de Vie, sans ton intervention. Pour cela, ne porte ta conscience nulle part, parce que dès l'instant où tu portes ta conscience sur une région de toi, de ce corps, qui te fait éprouver, ressentir la paix et la Présence, il faut, là aussi, délocaliser la conscience. Non pas comme une volonté d'aller ailleurs, mais ne plus être tributaire d'une quelconque localisation de la conscience, elle-même, dans ce corps. Il faut, en quelque sorte, t'oublier toi-même. La présence est certainement l'état de l'expérience qui est, si je peux m'exprimer ainsi, au plus proche de l'Absolu. Dans l'Absolu, la conscience n'est plus. Il n'y a plus de place pour l'observateur, ni pour le corps, et encore moins pour la Vibration Supramentale. Cela passe par la Dissolution ou, si tu préfères, la disparition de l'observateur. Il n'y a donc pas d'autre chose supplémentaire à réfuter. Une fois que la réfutation a été effectuée, que tu as réalisé ton enquête, surtout ne désire rien, ne fais rien, ne considère pas que le Soi (ou la Présence, même) va te conduire au non Soi. Ce n'est pas une suite logique, ni une autre étape. Il faut, en quelque sorte, faire un sacrifice symbolique qui se réalise de lui-même, dès l'instant où la conscience n'est plus portée sur quoi que ce soit. Le Soi va appeler ça le vide ou la vacuité ou le néant. Il faut, en quelque sorte, attendre, après la réfutation et l'enquête, qu'il y ait (en quelque sorte, et c'est imagé) ce pincement au cœur. Et là, pendant cette expérience particulière, réfuter. Mais non pas réfuter comme l'observateur de ce qui a été vécu, à un moment donné ou à un autre. Tu ne peux pas te servir d'une expérience, qui date d'hier ou d'un autre temps, qui a été réalisée, pour réfuter. Il faut que cette réfutation se produise dans l'instant même de Présence mais pas en dehors parce que si tu réalises cette réfutation en dehors du moment où il est vécu, cela ne sert strictement à rien parce que le Soi n'est pas le je, le Soi n'est pas dépendant d'une histoire ou d'une mémoire, puisqu'il se définit, justement, comme l'installation dans l'Ici et Maintenant, dans le présent. Mais l'Absolu n'est pas le présent, surtout si ce présent est passé et remonte à hier.

La réfutation ne peut se produire, dans ce cas précis, qu'au moment où est vécu la Présence, et pas en dehors. Si tu saisis le mécanisme, dans l'instant où se manifeste la Présence et le présent (dans la Vibration, dans la perception de ce qui est nommé les Couronnes du Cœur, même dans la Vibration, dans le Feu du Cœur, ou ce qui vous a été décrit, récemment, en tant que tremblement et frissonnement), c'est à ce moment là que peut se vivre la Dissolution. Mais non pas comme un passage d'un état à un autre, mais bien dans la désidentification, même, de cela. Et cela est naturel. Il faut se servir, si je peux dire, de ces moments là, au moment où ils sont vécus. C'est la différence de stratégie de l'enquête et de la réfutation, selon que celle-ci est menée dans le je ou dans le Soi. Il n'y a pas à rechercher, ni à exprimer, ni manifester, le moindre effort parce que c'est, justement, l'absence d'effort qui permet à l'Absolu de se révéler. Il n'y a pas d'autre exercice, pour le Soi, que celui là. Une fois que tu as vécu le je suis, à de multiples reprises, il faut aussi réfuter cela en extrayant simplement ta conscience du je suis, sans placer la conscience ailleurs : elle se dissoudra d'elle-même. Et cela te fera connaître, au retour dans la forme, l'évidence, la béatitude, l'extase et le rire. Ne te projette pas, non plus, dans des idées sur le non Soi. Rappelle-toi qu'il ne peut être approché, ni connu. La disparition de tout ce qui n'est pas lui ne peut que le laisser, lui, présent et se manifester, lui, dès cet instant et après. Tu pourras passer du Soi au non Soi avec encore plus de facilité que du Soi au je ou du je au Soi. Parce que, dès que ce mécanisme est initialisé, la possibilité de passage, aussi bien de l'ultime au Soi que du Soi au je, devient évidence. Ne considère pas le non Soi comme un aboutissement du Soi parce qu'il est tout, sauf cela. Si tu fais ainsi, tout cela te semblera, et sera vécu de manière évidente, sans difficulté.

 

Question : Comment passer facilement de l'état d'homosexualité à l'hétérosexualité ?
Quelle importance cela revêt-il et quelle importance cela a-t-il, réellement ? Pourquoi y attaches-tu tant d'importance ? Quelle est la gêne qui est exprimée ? L'intérêt n'est pas cela, parce que s'il y a intérêt, ici, cela concerne exclusivement, quoi ? L'amour personnel entre deux êtres, entre deux consciences. L'Absolu n'a rien à voir avec cela. Cela concerne l'âme ou, si tu préfères, le complexe inférieur qui est soumis au désir, au besoin, à l'amour qu'exprime le corps, qu'exprime l'âme. Cela concerne le je. Ni le Soi, ni l'Absolu, parce que le Soi n'est pas perturbé par les choix du corps ou de l'âme. Si le Soi Est, si le je Suis Est, aucune interrogation de ce genre ne peut naître parce que le Soi n'a que faire du complexe inférieur, quelque soit le désir exprimé ou la quête exprimée : il n'est pas concerné. La sexualité ne concerne que cette Dimension, quelque soit ce qui en est retiré ou trouvé, en terme de plaisir ou d'amour. Cela ne représente aucun intérêt, et n'a aucune action sur le Soi. Simplement, quand le Soi se réalise, quand tu es réalisé, la sphère dite sexuelle ou amoureuse peut se manifester, ou disparaître, ou, aussi, se transformer. Mais ce n'est plus une priorité, ce n'est plus une vitalité et, encore moins, une essentialité. Le Soi n'est pas une affaire de sexe, ni d'amour, au niveau de l'âme. Quant à l'Absolu, celui qui est Absolu ne peut être perturbé, ni dans un sens ni dans l'autre, par ce qui se déroule dans le complexe inférieur : il n'a que faire de cela. Ce n'est pas un rejet, ce n'est pas un déni de la vitalité, mais c'est bien une transformation de la vitalité. Parce qu'à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, ce qui est appelé le sexe ou les organes génitaux ne sert plus à la génitalité : ils alimentent le Cœur. Le Feu Vital n'est plus simplement une vitalité, mais un Feu Transmuté par ce que l'Onde de Vie a profondément changé les choses. Même s'il y a Extase, même s'il y a jouissance. Le sexe n'a rien à voir là dedans, même si ça passe par cet endroit. Cela rejoint le Cœur, non pas le cœur imagé mais le Cœur Vibral. Et l'Absolu est au-delà de ça. Donc, ne te pose pas cette question. Pose-toi la question essentielle, le reste suivra, ou ne suivra pas, sans aucune incidence sur quoi que ce soit. Tout simplement, parce qu'aussi bien dans le Soi que dans l'Absolu, même avec une forme, tout cela ne représente réellement que ce que c'est : la quête de ce qui manque, homme ou femme. Mais il ne manque rien. C'est la séparation qui a créé le manque et cette recherche de vitalité. En Êtreté, comme dans l'Absolu, tout est Jouissance, tout est sexualité, sans aucun des tabous que vous connaissez et sans pratiquer quoi que ce soit. C'est superflu. Le Soi, l'Absolu, va transcender et faire disparaître tout ce qui est lié à l'animalité, qui était justement la non connexion au Soi, à l'Absolu. Dans ce cas-là, dans le Soi comme dans l'Absolu, il n'y a plus de notion de sexe, parce que même ce qui était prévu comme être du sexe n'est qu'une élévation du Feu Intérieur vers le Cœur, dont l'Absolu n'a que faire.

 

Question : Il m'arrive parfois d'avoir l'impression d'être comme un bébé, flottant seul dans l'immensité, sans conscience, sans repère, sans rien, tout en sachant du fond de mon être que l'Absolu est là. N'est-ce pas contradictoire ?
Non, puisque l'Absolu que tu Es, est présent et manifesté aussi dans une forme. Il y a un Absolu avec forme et un Absolu sans forme. Cette forme, c'est ce sac de nourriture et sa conscience. L'Absolu ne sera pas perturbé par la disparition de ce corps et de la Conscience de ce corps. C'est cela qui est réalisé : il n'y a aucune contradiction. Il n'y a rien à rajouter par rapport à cela : c'est très simple. Le Soi va se servir d'images, comme le bébé, comme le rien, mais ce n'est que la traduction de l'Absolu quand il n'est plus et que retourne l'Être au Soi, ou en Êtreté. À ce moment-là, tu réalises ce qui est appelé les Leelas du Seigneur. Ce sont des jeux. Il y a une jouissance réelle de vivre cela, ensuite d'en témoigner et de l'observer, mais c'est tout. Cela te démontre qu'une fois que l'Inconnu devient ta Demeure, à ce moment-là, tu peux passer de l'un à l'autre, et de l'autre à l'un, sans difficulté. C'est ça qui te créé la contradiction. Mais tu deviens capable d'identifier l'Absolu et le Soi et la Présence, sans aucune difficulté. Mais c'est cela même qui crée le sentiment de contradiction, qui n'existe pas.

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 05:23

Source : http://ducielalaterre.org/

 

Apprenez à regarder, à vous regarder, à regarder ce qui vous entoure, à regarder vos frères humains ! Vous passez dans la vie comme des flèches sans réellement avoir conscience de ce qui vous entoure !

Le plus souvent possible, dites mentalement à ceux qui vous entourent à quel point vous les aimez, et à quel point ils sont précieux pour vous. Vous pouvez le dire oralement mais il est parfois plus facile de le faire mentalement.

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 04:50

BIDI - 1

Référé par : http://www.autresdimensions.com/

 

16 mai 2012

 

Question : Je suis accompagnée, à l'extérieur et à l'intérieur de moi, par celui qui a été mon compagnon, et je ne sais plus qui est moi et qui est lui. Je ne sais plus qui pense, qui parle et qui agit. Comme un corps ici pour deux, et autre chose ailleurs. En fait, ce n'est plus ni moi, ni lui mais simplement la vie qui coule.
Ceci est une première ébauche mais ce n'est pas finalisé. La façon dont tu l'exprimes (qui pense, lui ou toi ?) veut dire qu'il y en a deux qui pensent au lieu d'un. Il y a une étape. C'est celle que tu vis mais ne t'arrête pas ici. Parce que, pour l'instant, il y a encore une identité : celui qui était, pour toi, ce qu'il fut et qui est, aujourd'hui, autre chose, à travers ce que tu Es, à travers ce je qui n'est plus le je mais le Soi. Effectivement, la vie coule. Mais, au-delà de cela, ce que tu vis est un prémice. C'est une approche. Mais même cela, il faut aller au-delà. Ne t'arrête pas sur ce chemin, parce qu'il n'y a pas de chemin. Il n'y a pas lui. Il n'y a pas toi. Il y a la poursuite, à travers cela, de quelque chose qui n'est pas Absolu mais qui est romantique. Le romantisme n'est pas l'Absolu parce qu'il maintient l'illusion d'être deux. Il n'y a pas de deux. Ce à quoi t'invite celui, ce qui fut ton compagnon, est, aujourd'hui, à l'Absolu. Il te le dit dans ce qu'il te le dit : il n'est plus celui que tu as connu. Donc il y a à aller au-delà. À travers l'impulsion qui se meut en toi, il faut aller au-delà. Et pour aller au-delà, il faut que le regard ne se porte plus du tout sur quelque chose d'extérieur qui n'a pas plus d'existence que le deux qui est en toi. La Fusion est un mécanisme où il n'y a plus de deux. Il n'y a pas donc pas à savoir : qui pense ou qui ne pense pas, ou est-ce que les deux pensent ? Va au-delà de la pensée. Va au-delà des explications. Va au-delà de ce qui est donné. Celui qui fut ce qu'il était pour toi, ne peut pas te brusquer. Personne ne peut te brusquer. Il y a eu approche. L'approche est réalisée. Après cette approche, cela fait partie aussi du connu et, dans ce connu, il y a une histoire : celle qui a été vécue mais qui n'est plus celle qui est à vivre. Pour cela, il faut donc aussi faire taire cela. C'est dans ce sens que la vie coule, oui, comme tu le dis. Mais arrête la vie, non pas en arrêtant ta vie. Laisse vivre ce qui est à vivre. Ne réfléchis pas. Ne pose pas de questions. Contente-toi d'être dans ce qui coule et qui va s'arrêter parce que la vraie Vie ne coule pas. C'est l'Onde de Vie qui coule. Le contact déclenche le sentiment d'être en Fusion mais tant qu'il y a un je, le tien ou le sien, vous n'êtes pas ce qu'il Est, aujourd'hui. C'est à toi de (si je peux m'exprimer ainsi) monter. Mais cette montée n'est pas une montée. C'est, là aussi, un Abandon, où il n'y a plus toi, il n'y a plus lui. S'il est à vivre cet Absolu, à travers de ce qui se réalise en toi, par lui et par toi, il te faut dépasser « lui » et « toi ». Parce que il y a, nécessairement, dans ta mémoire qui est encore présente, une forme de nostalgie, une forme de perte. Ce qui a remplacé la perte doit mettre fin à la perte. Au-delà de l'identité, la tienne comme la sienne. Il te parle d'ailleurs de ce qu'il approche. C'est cela, en quelque sorte, cet Ultime. Il te le propose. Il te le suggère dans ce que tu reçois mais il n'a pas à être entraîné. De même que tu n'as pas à être entraînée dans quelque chose qui est inscrit dans le temps et l'éphémère d'une vie, la tienne comme la sienne. La sienne a été vécue, la tienne se vit. Mais vous n'êtes, ni l'un ni l'autre, ce qui a été vécu et ce qui se vit. Alors ne tiens pas compte d'une utilité, au sens humain, parce que ce que tu pourras apporter, toi, Fondue en lui, et lui, Fondu en toi, au-delà de toute identité, au-delà de toute individualité, dépasse largement ce à quoi tu t'adonnes à l'heure actuelle. Ce n'est pas en maintenant cela que se  déroulera ce pour quoi il est là. Bien sûr, rappelle-toi ce que je viens de te dire : il ne peut violer une quelconque Liberté qui est imprescriptible. Lui, il sait. Lui, il Vit. Toi, non.

Le principe de l'identification était une approche mais il faut dépasser, à travers cette réunion ou cette union, ce principe même d'identification. Alors, dès l'instant où tu reconnais que tu ne sais pas qui pense (mais, par là même, tu reconnais que tu cherches à savoir qui pense), dès l'instant où tu donnes poids à une quelconque interrogation, tu t'éloignes de l'instant que tu dois vivre qui est au-delà de toute interrogation. L'interrogation est devenue (et était) une certitude mais ne doit pas devenir une incertitude. Sinon, tu ne peux, à aucun moment, réaliser (si je peux dire) ce qui est prévu, qui est Absolu. L'Ultime ne peut apparaître que si tout sens d'identité, d'individualité, même au travers de cette relation, disparaît, parce que la relation elle-même fait appel à la dualité. Tu ne peux entrer en relation avec ce que tu Es. Tu ne peux que l'Être. Il te suggère de l'Être, cela tu le sais. Alors ne cède pas aux sirènes du passé. Il n'existe pas. Ne cède pas aux sirènes de ceux qui veulent t'apparaître comme une fonction ou une justification de quoi que ce soit de ce monde. Néanmoins, tu sais, au fond de toi, que se déroule quelque chose. Ce quelque chose qui se déroule n'a pas besoin de toi, ni de lui, ni de vous, mais c'est encore autre chose. Si tu acceptes cela, alors, à ce moment-là, l'Abandon du Soi sera réalisé et tu pourras vivre, réellement, non pas le je suis, non pas là où il est, non pas là où tu es, mais rentrer dans le non je suis, le non être et le non conscience. Quels sont tes objectifs, le tien ? Le sien n'est pas le même que le tien. Il ne doit pas y avoir, simplement, une superposition mais un dépassement de l'objectif. Ce n'est que ainsi, que l'un et l'autre pourra conduire ce qu'il Est, au-delà de tout être, à la source même de l'Être, au-delà même de la conscience.

Ainsi donc, rentre plus à l'Intérieur, de toi, comme de lui, sans résonance extérieure. Tant qu'il y a une utilité recherchée ou souhaitée, concernant ce monde (tu es encore de ce monde, tu es encore limitée, il t'appelle à l'Illimité et tu le sais), aucune influence ne doit exercer quoi que ce soit. Vis ce que tu Es, non pas ce que tu as été, non pas ce que tu voudrais. La meilleure façon de te rendre service, et d'Être, c'est, justement, de dépasser cela. Non pas pour quelque chose de personnel, ou une identité personnelle de quiconque, mais bien, comme tu le dis, pour la Vie. À toi de décider. À toi d'accepter ce qui est donné, ce qui est vu et ce qui, en finalité, doit être totalement dépassé par l'Abandon du Soi, du tien comme du sien. Mais pour lui, c'est plus facile. Là où il est, il n'y a pas la discrimination en résonance avec les liens et les attachements et avec le corps, avec l'histoire, avec le passé. Tout cela n'a plus cours. C'est une chance inestimable. À toi de voir : où te places-tu ? Mais ne te place pas par rapport à ce qui t'est connu, par rapport à ce qui t'entoure mais, uniquement, par rapport à toi, en toi, au-delà de toi. Rejoins l'Unité où rien ne peut interférer, quels que soient les liens, quels que soient les affects, quels que soient les attachements. Rien de cela n'existe. Ne te laisse pas emmener en dehors de toi, par toi ou par un autre. Vis ce qui se vit, sans rien chercher d'autre. Je dirais même que le simple contact, au-delà de la relation, si tu fais silence (s'il n'y a plus de questions, s'il n'y a plus d'interrogations sur le sens de qui pense, sur le sens de qui est), alors tout est vu, sans aucune difficulté, sans aucune question, sans aucune réponse, sans aucun doute. Regarde-toi, au-delà de ce qui coule : où sont les doutes, quels sont tes doutes, pourquoi ? Non pas pour en trouver une réponse à l'extérieur. Transcende le doute. Transforme le doute et laisse-le de côté. Rappelle-toi que beaucoup d'Anciens t'ont dit : l'Intelligence de la Lumière, l'Intelligence de la Vie, l'Intelligence de l'Onde de Vie. Pourquoi veux-tu te substituer à elle ? Où est le besoin d'existence ? Où est le besoin de maintenir ce qui doit être lâché, en totalité ? Je ne t'invite pas à cesser tout contact, bien au contraire, mais à rentrer dans l'intimité du contact, dans le sens du contact et non pas dans une quelconque traduction, applicable à ce monde, qui n'existe pas. Tu es dans le réel de ce qui existe. Pourquoi veux-tu ramener cela dans l'irréel ? Laisse faire. Laisse Être. Beaucoup plus. Il n'y a pas de relation. Il n'y a pas de communication. Il y a bien plus. Ne reste pas dans le romantisme. Ne reste pas dans le souvenir. Tous deux n'appartiennent qu'à ce monde. Et ce monde passera, de la même façon que tu passeras. Quelle importance ? Ne reste pas figée. Comme tu le dis : laisse couler mais n'observe pas ce qui coule. Dès cet instant-là, cela sera. Et tu vivras, en totalité, ce qui est à vivre. C'est à cela qu'il t'appelle, au-delà de lui-même. Quand tu parles de compagnon, tu évoques deux. Il n'y a plus deux. Ici même, comme ailleurs (que cela soit au travers de ce que tu nommes lui ou toi), il y a autre chose. Oublie le besoin de persister. Oublie le besoin d'être, que cela soit dans une histoire, dans un souvenir ou dans un contact. L'étape dont je t'avais parlé est, effectivement, accomplie mais ce n'est pas pour ça que tout est accompli. Pose-toi sincèrement la question : à quoi cela sert-il ? Pour ce que tu souhaites ou pour ce qui est ? Détermine-toi dans la Liberté.

 

Question : Le matin, au réveil, le corps que j'habite aime rester allongé pendant des heures, immobile, paisible et tranquille. Cet état correspond-il à ce que vous qualifiez de méditation ?
Quand est-ce que j'aurais nommé la méditation comme étant ceci ou cela ? Pourquoi est-ce que j'aurais une définition de la méditation ? Que veux-tu entendre sur la méditation ? Quel est le but de la méditation, si tant est que cela soit une méditation ? Est-ce que c'est une complaisance envers toi-même ? Qu'as-tu besoin d'oublier ? Est-ce que, dans cet état, il y a une satisfaction et qu'est-ce qui est satisfait ? De ne pas avoir à affronter le monde, l'Illusion ? Ou est-ce que, à cet instant, il y a, au-delà de la méditation, au-delà du paisible, l'installation de quelque chose qui a toujours été là ? La seule vraie question est là. Non pas de savoir si ceci est une médiation ou un Samadhi. Parce que, que cela soit méditation ou que cela soit un Samadhi, il faut, là aussi, aller au-delà de cela. Que veut ton corps ? Est-ce lui qui veut se reposer ou est-ce ton esprit qui met ce corps au repos, dans le but de vivre quelque chose, de manifester quelque chose ? Alors, que cela vienne du corps, que cela vienne d'une méditation, que cela vienne d'un état de Présence, quelle importance ? Il te faut dépasser cela. Si ton corps le demande, accepte-le. Si tes pensées ou ton esprit te le demande, là aussi, accepte-le. Mais saisis bien que tu n'Es rien de tout cela. Ce n'est pas parce que le corps vit une disposition d'esprit particulière, ou parce que l'esprit induit quelque chose de particulier, dans le corps, que tu dois maintenir l'Illusion de ce corps et de cet esprit. Se complaire dans un état, même des plus agréables, n'est pas suffisant. Et, parfois, cela peut même être un obstacle, non pas de le vivre mais de s'y identifier. Ne sois pas cela. Cela ne veut pas dire que tu dois te lever parce que cela ne changera rien au point de vue. Tu auras le même regard. Saisis bien que le mental va te faire croire que si tu accordes ce repos, ou que si le corps te demande ce repos, tu vas t'approcher de l'Absolu. C'est faux. Tant que tu crois cela, c'est l'Illusion d'un déroulement du temps. Parce que le temps dont tu parles est le matin au réveil. Tu aurais pu me parler d'un autre temps, à midi ou le soir, mais c'est encore un temps. Donc ce n'est pas réel parce que c'est éphémère. Ce n'est pas la répétition de l'expérience (qu'elle soit demandée par le corps, ou par la pensée, ou par le Samadhi, lui-même, qui s'installe) qui va résoudre le problème. Parce que, justement, le problème est le corps, et cet esprit. Ils interagissent l'un sur l'autre, en permanence. Ce n'est pas la Paix. Ce n'est pas le Samadhi. Ce n'est pas le fait d'être tranquille ainsi qui dévoile ce que tu Es, au-delà de l'être, mais bien, justement, la non identification et encore moins la justification de cela. Peu importe que cela soit une méditation. Peu importe que cela soit une maladie. Peu importe que cela soit suggéré par le mental ou par la conscience elle-même. Ne t'attarde pas à cela. Si c'est à vivre, vis-le. Mais tu n'Es pas ce qui vit cela. Tu Es au-delà. Accepte de le voir ainsi. Il n'y a aucune finalité possible, par rapport à cela.

Ce n'est pas la répétition dans le temps, dans les journées, dans l'heure, qui va changer quoi que ce soit. Parce que, dès que tu sors de là, que se passe t-il ? Il se passe que d'autres choses se passent. Ces autres choses se passant, là aussi, ne font que passer et t'inscrivent dans l'éphémère. C'est le regard qui doit changer. Ce n'est pas l'expérience. Aucune expérience n'est valide parce que toute expérience n'a qu'un temps, ne dure qu'un moment, comme pour la question précédente. Ne restez pas figés sur l'expérience, quel que soit le plaisir, quel que soit le Samadhi, quel que soit ce qui est perçu, ou non perçu. Il faut aller largement au-delà. Parce que c'est derrière cela que se trouve la Vérité : celle qui ne bouge pas, qui ne change pas. Vis ce qui est à vivre. Ne te pose pas la question de savoir si c'est une méditation, si tu es tranquille ou pas. Il n'y a aucune culpabilité à faire ou à ne pas faire. Va au-delà de l'observateur. Va au-delà de ce qui se vit dans l'éphémère. Accepte de le vivre mais ne te contente pas de cela. Accepte d'en voir le coté éphémère, en tant qu'expérience. L'Absolu ne sera jamais une expérience. Il n'y aura jamais de préalable à l'Absolu. Il n'y aura jamais de préparation à l'Absolu. C'est quelque chose qui bouge afin de trouver l'immobilité. Donc cela ne peut être favorisé par une quelconque expérience, par un quelconque état, contact, relation ou autre. Si tu abandonnes tout cela, tu verras que tout est très simple, tout est facile. Comme vous dites, tout est évident, mais à condition de supprimer les évidences qui vous semblent normales, mais qui ne sont que des expériences. L'évidence dont je vous parle est l'évidence de l'Absolu, qui ne dépend d'aucun temps, d'aucun moment, d'aucun instant, d'aucune expérience, d'aucune justification, quelle qu'elle soit. Comme je l'ai dit dans nos derniers entretiens, nous sommes tous Un, au-delà de l'Unité, dans l'Amour. Parce que nous sommes Amour mais nous sommes au-delà de l'amour manifesté et créé, ici, au-delà de l'expérience d'amour. Accepte de vivre les moments les plus beaux comme les moments les plus hideux de ce monde, que te propose ta vie, dans le même état, qui n'est pas un état. Parce que tant que tu es gratifiée, ou tant que tu es coupable, c'est le même principe qui s'exprime. Ne cherche ni culpabilité, ni gratification. C'est à cette condition, à ces deux conditions, que tu sortiras de toute expérience, de tout état, de toute conscience mais, encore une fois, tu es Libre. Ta Liberté est totale. Mais tant que la Liberté est liée à des conditions, est-ce vraiment la Liberté ? Si tu dépends d'un horaire, si tu dépends d'une personne (qui n'a pas plus de réalité que ce que tu es) comment espères-tu pouvoir t'établir dans ce que tu Es, au-delà de la conscience, dans cet Ultime, cet Absolu ? Bien sûr que vous vivez tous des expériences. Elles vous été décrites (en long, en large et en travers) par les Anciens et les Étoiles et les Archanges. Ce sont des étapes. Ce sont des moments. Ce sont des vérités relatives qui s'expriment, justement, en fonction de l'état de la conscience : fragmentée, séparée, divisée ou Unifiée. Alors, bien sûr, il est plus agréable d'être en conscience Unifiée que fragmentée. Mais ne te fie pas à ce qui est agréable, et encore moins à ce qui est désagréable. Parce que ce sont des qualificatifs d'un état mais tu n'es aucun de ces états, aucunement. Accepte de voir la Vérité, afin d'Être la Vérité. Non pas celle qui dépend d'une expérience, d'une circonstance, ou d'un temps, mais celle qui Est, de tout temps, qui englobe toutes les expériences, agréables comme désagréables, toutes les illusions, sans aucune exception. Et là, tu verras ce que tu ne peux voir.

 

Question : ma vie, aujourd'hui, fait que je suis peu active et que je ne me sens pas impliquée dans le monde. Cette non implication est-elle une forme de déni, une façon de se mettre en retrait, un manque d'ancrage ou dois-je réfuter en bloc toute considération sur la forme que prend ma vie sur ce monde car de toute façon cela ne relève pas de l'Absolu ?
Tu as la réponse dans les dernières lignes. Tu dis toi-même : « ma vie », « aujourd'hui », « mon corps ». Tu sais très bien que tu n'Es rien de tout cela. Alors, quoi que fasse ce corps (action ou non action), qu'elle importance pour ce que tu Es, au-delà de l'Être ? Tu maintiens toi-même le rôle d'observateur, l'auto-contemplation de soi-même. Il y a un amour de soi qui ne peut pas déboucher sur le non Soi. Tu Es Amour. Donc tant qu'il y a amour de soi, tu n'es pas Amour. Tu projettes et tu t'identifies à ta projection. Tu entretiens l'Illusion toi-même, parce qu'après avoir été active, tu essaies l'inactivité. Et tu t'aperçois que, là aussi, actif comme inactif, cela ne change rien. L'observateur est toujours là. Tu t'identifies, soit à ce corps, soit à ce qui se déroule. Et ce qui se déroule ne fait que passer, comme ta vie, comme ton corps. Tout cela doit être balayé. Non pas comme un rejet. Non pas comme le fait de renier cette vie, ce corps, cet aujourd'hui. Mais d'être au-delà de ce corps, de cette vie et de cet aujourd'hui, qui, comme je te l'ai dit, tous trois, passent et passeront. L'observateur existe encore. Tu es en train de te demander (pour poursuivre ce que j'ai dit au dernier entretien) de savoir si tu es la corde ou le serpent, de savoir si tu es le contenu ou le contenant. Mais tu n'es rien de tout cela. Et pourtant tu es cela. Mais ne reste pas cela. L'auto-contemplation dans l'ego, comme dans le Soi, actif ou inactif, ne mène à rien. Et tu le sais. C'est un cul de sac. Il n'y a pas d'issue. Tout ceci sont des expériences qui, dans un premier temps, favorisent l'observateur. Mais, quelque part, dans l'Absolu, il n'y a aucun observateur. Il n'y a qu'un jeu de la conscience elle-même et, pour l'instant, tu participes au jeu de la conscience. Quelle que soit ta vie, tu n'es pas cette vie. Alors, vis ce qui est à vivre. Vis ce que tu as choisi. Là aussi, il n'y a à rechercher nulle gratification, et nulle satisfaction, nulle culpabilité. Parce que la pensée sera toujours duelle même quand elle se prétend Unitaire. Parce que la pensée est discriminante, toujours. Dépasse la pensée. Dépasse l'observateur, de la même façon. Dépasse le corps. Ne les rejette pas mais vois-les pour ce qu'ils sont : des obstacles. On ne supprime pas un obstacle. On le contourne, en quelque sorte. On ne le nie pas, on ne le casse pas. Là aussi, c'est ton regard et ton point de vue, attachés à ce corps, à cette vie qui se déroule, qui est une projection de la conscience. Tu n'es aucune de tes projections. En quelque sorte, redéfinis ton point de vue. Ne l'inscris pas dans un temps. Ne l'inscris pas dans un espace. Encore moins dans un corps.

Ta conscience est dans ce corps mais tu n'es ni le corps, ni la conscience qui est dans ce corps, ni en dehors de ce corps. Parce que tout cela évoque et manifeste, encore, une dualité. Autrement dit, ne t'intéresse pas à cela, ni dans un sens, ni dans l'autre. Parce que dès que tu t'y intéresses, il y a soit une culpabilité, soit une gratification. Mais ni l'un, ni l'autre ne sont la Vérité. Parce qu'elles découlent, justement, d'une circonstance. Et ce que tu Es ne dépend d'aucune circonstance, fût-elle ce corps ou cette expérience. Effectivement, sors de tout ce qui t'est connu, à travers ce corps, à travers son action ou son inaction. Cela revient, en fait, à accepter de ne plus chercher. De saisir qu'il n'y a rien à chercher. Qui cherche ? Et surtout qui trouve ? Et enfin qui trouve quoi ? Encore l'expérience. Encore l'éphémère. Encore les limites. Encore le connu. Laisse-toi porter. Cela ne veut pas dire rester au lit ou être inactif. Se laisser porter peut se réaliser en étant extrêmement actif. Parce que tu sais, à ce moment-là, que ce n'est pas toi qui agis. Sors du trouble de l'identification. Tu n'es pas le trouble, pas plus que la récompense, pas plus que la culpabilité. Tout cela représente des jeux. Ces jeux qui sont programmés par le je ou par le Soi. Parce que sans je, sans Soi, il y a le non Soi. Et tout le reste découlera. Bien sûr que tu peux jouer à participer, te donnant l'illusion d'être maître et de contrôler. Tant que tu crois contrôler, ou être le Maître, l'Absolu est masqué, pour toi. Il faut dépasser la sagesse. Ce que tu as exprimé, traduit, quelque part, un attachement à l'éphémère, à ta vie, à ce corps. L'attachement, lui-même, crée la dépendance à l'éphémère et donc à l'expérience. Et c'est sans fin. Pose clairement ce qui, pour toi, est valide. Et, comme tu l'as dit à la fin de ta question, la réponse y est contenue, parce que tu le sais, profondément et intimement. Et pourtant il y a quelque chose en toi qui veut exprimer et manifester l'inverse. Pourquoi ? De quoi doutes-tu encore ? De quoi as-tu peur ? Qu'est-ce qui freine ? C'est tout. Regarde, sans culpabilité, sans jugement. Parce que ce qui apparaît dans le cadre de ta vision (celle de ta conscience), favorise l'intégration, le dépassement, la transcendance, même, d'une conscience vers une non Conscience. Et ne vois pas ce « vers » comme un déplacement. Ce n'est pas, non plus, comme je l'ai dit, une exclusion mais une inclusion. Veux-tu Être ce qui inclut ou ce qui exclut ? Expérience ou Absolu ? Connu ou Inconnu ? Actif ou inactif ? L'actif dont je parle n'est pas l'action. L'inactif n'est pas non plus le non action. C'est au-delà.

 

Question : Malgré une intuition et une aspiration profonde à l'Absolu, des comportements qui plombent et éloignent de l'Absolu apparaissent fréquemment. Pourquoi ?
Parce que dès l'instant où tu as l'intuition de l'Absolu, dès l'instant où tu aspires à l'Absolu, que va faire l'ego ? Bien sûr, il va te le faire miroiter comme un désir inaccessible, il va t'en éloigner. L'Absolu n'est ni lié à une intuition, ni à une aspiration. Il te faut réfuter tout ce qui est de l'ordre de la conscience éphémère. Tu ne peux pas poursuivre le but de l'Absolu. Sans ça, il s'éloigne, de la même façon que quand tu le réfutes ou quand tu le dénies. L'Absolu n'est pas concerné par toi. Il n'est pas concerné par ton aspiration, par ton intuition. Il te faut poser les armes, arrêter de chercher, t'Abandonner toi-même. L'Absolu ne sera jamais une quête, jamais une recherche, jamais une intuition, jamais une aspiration. Il ne peut jamais être révélé, à ta conscience, tant que la conscience est là. Alors, bien sûr, tu as beau jeu de parler de ta conscience qui en a l'intuition. Mais, comme tu l'as remarqué, cela ne change rien. De la même façon que tant que tu en vis l'aspiration. La puissance de l'aspiration, à être cela, n'est pas la même chez tout être humain. Certains êtres (et ils sont rares) ont pu avoir une telle tension vers cela. Mais la tension n'est pas l'aspiration. Le point de vue n'est pas le même. Donc, cesse de chercher, cesse d'être aspiré, cesse d'en avoir l'intuition. Contente-toi, simplement, d'Être cet Absolu. Tant qu'il y a intuition et aspiration, c'est une projection, là aussi, de ta conscience, vers un but. Et ce but est inscrit dans le temps et, comme tout ce qui est inscrit dans le temps, cela n'est pas réel, parce que ça change et cela déclenche, en toi, quelque chose que tu expérimentes, bien sûr, par le jeu de la conscience. Cela s'appelle la frustration. Et plus tu as l'intuition, plus tu es frustré. Et cela va t'éloigner, toujours plus, de ce qui Est déjà là.

L'Absolu n'est pas une conquête, ce n'est pas une expérience, ce n'est pas un état. C'est cet Ultime, qui se dévoile dès l'instant où tu acceptes, au-delà de tout temps, qu'il n'y a pas d'aspiration, qu'il n'y a pas d'intuition, par rapport à cela. Il te faut capituler parce que l'aspiration et l'intuition n'est que le reflet de la conscience, du Soi ou de la personne, rien de plus. Tout Est déjà là, en toi, parce que c'est ta nature, c'est ce que tu Es. Donc, il ne peut exister d'aspiration ou une quelconque intuition parce que cela reste le mental ou un désir, ce qui est pire. Il n'y a rien à désirer, puisque c'est déjà là. Le mental t'emmène à l'inverse de ton aspiration et de ton intuition. Et plus celles-ci vont grandir, plus le mental va t'en éloigner, te conduisant à vivre des choses désagréables qui ne sont que le reflet de la frustration. Dans ton cas, il n'y a pas de doute ni de peur mais, simplement, la frustration. Si tu acceptes de voir cela, tu comprendras la vanité de l'intuition et de l'aspiration qui te conduit exactement à l'opposé de ce que tu veux, parce que l'Absolu n'est pas une volonté, ni un vouloir. Alors, laisse tomber tout vouloir. Si tu acceptes de t'Abandonner, tu verras que l'Absolu est déjà là : c'est ce que tu Es. Tu n'es pas plus tes frustrations que ton aspiration et, encore moins, ton intuition. Une intuition juste ne sert que dans ce monde (pour faire des bons choix, par exemple). Mais l'Absolu n'est pas un choix. Il n'est pas de ce monde. Qu'espères-tu y trouver ? Tu ne peux y trouver que la frustration, de plus en plus grande. Aucun être ne peut te conduire à ce que tu Es déjà, si ce n'est celui qui veut t'éloigner de ce que tu Es. Deviens conscient qu'il n'y a qu'un seul maître et deviens conscient, après, que ce maître est ridicule, parce qu'il s'érige en celui qui sait, en celui qui a l'intuition, en celui qui aspire à. Saisis cela. Et ce n'est pas un effort à faire. Ce n'est pas un travail. Ce n'est pas une ascèse. C'est très simple. La frustration te conduit à la complexité. Et ce qui est complexe n'est pas Absolu. La complexité appartient à la conscience et à son déploiement, de monde en monde, de Dimension en Dimension. Va au-delà. Fais cesser tous ces jeux. N'aspire plus à rien. N'intuite plus rien. Fais taire cela, en l'oubliant (non pas en t'opposant), et tu verras que c'est déjà là, depuis toujours, avant même que toi existe ici.

Ton toi, ton Soi, s'est identifié à cette quête, à cette intuition, à cette aspiration et donc, tu mets toi-même une distance qui n'existe pas, tu mets un temps qui n'existe pas, un espace qui n'existe pas. Tu le crées toi-même. Vois-le, sans culpabilité, sans faux semblant. Et dès cet instant, tu le vivras. Dis-toi que c'est simple. S'il devait rester une seule intuition avant qu'elle disparaisse, c'est celle-ci : c'est simple. Et remplace l'aspiration (si tu en es capable) par la tension. Et si la tension ne peut se faire, alors, Abandonne-toi. Si, dans l'instant, tu es capable de te dire, en Vérité : « qu'à cela ne tienne », il n'y aura plus rien à tenir, plus rien à chercher, plus rien à espérer, plus rien avec quoi être en accord ou en désaccord. L'Absolu y Est. Tu y Es. Rappelle-toi que, pour l'ego et le mental, le dernier pas paraît affreusement difficile, parce qu'il y a la perte, parce qu'il y a l'Abandon. Tu te sens Abandonné, seul ? C'est un très bon signe. Un meilleur signe que l'intuition et l'aspiration. Mais ne t'y attache pas non plus, laisse passer tout cela.

 

Question : Pourquoi est-il si difficile de rester dans cette liberté infinie qui parfois s'exprime à travers moi ?
Qu'est-ce qui dit que c'est difficile ? La réponse est dans le deuxième terme de la question. Parce que ce qui s'exprime, à travers toi, veut bien dire que tu es traversée par quelque chose et que, là aussi, tu te places en observateur et donc en distance, toi-même. Et réaliser cette distance crée ce qui accentue, pour toi, cette notion de difficulté, parce que tu veux rester extérieur et observateur. Donc c'est difficile : tu observes ce qui se passe mais tu ne deviens pas ce qui se passe qui, lui, est Absolu. Il n'y a rien de difficile. Il n'y a que toi qui soit difficile dans ce que tu n'es pas. Alors, par moments, les résistances tombent. Et quand les résistances tombent, tu parles de liberté infinie. Mais qui observe cette liberté infinie ? Qui ressent cette liberté infinie ? Justement, ce qui empêche qu'elle soit la Vérité Absolue. Il n'y a que toi et toi-même. Si toi, observe cette liberté infinie, si tu la ressens, tu n'es pas Libre. L'expérience qui est vécue (parce que si cela passe, cela reste une expérience) ne peut pas, bien sûr, te rendre Libre parce que tu es Libre, déjà. Tu Es, déjà, cela. C'est simplement celui qui observe, qui en fait une expérience, et non pas une réalité du Réel, et non pas l'Absolu. Il y a, quelque part, une distance qui demeure. Qui met la distance ? Est-ce que c'est l'Absolu ? Ou toi ? Qui empêche l'installation, le dévoilement, si ce n'est l'observateur, qui se complait dans son observation en en faisant quelque chose d'extérieur, en en faisant une expérience, un état qui passe. Et il y a toujours, caché derrière cela, la volonté de se percevoir. Or, qu'est-ce qui se perçoit ou perçoit, si ce n'est la conscience. Il n'y a donc pas de non-conscience. Tu restes établie dans le «je suis». C'est précisément cela. L'observateur est présent. Parfois, il y a le témoin. Mais c'est le même principe : il y a une distance, il y a une expérience, il y a un état, mais il n'y a pas pérennité.

Va au-delà de ce que tu vois, au-delà de ce que tu crois. Ne reste pas figée. C'est l'Absolu qui est immobile (pas toi), dans ce qui bouge ou dans ce qui est figé. Toute expérience peut sembler bonne à réaliser et à vivre mais il est un instant où toutes les expériences doivent être transcendées afin, justement, de ne plus être simplement une expérience, simplement un état qui passe. Tu Es Éternelle. Tu Es Absolue. Alors, Libère-toi, parce que tu es déjà Libérée. Et si tu acceptes cela, tu comprendras que parler de Liberté infinie ne veut rien dire. Tu n'es réellement Libre que si tu acceptes que tu es déjà Libérée. Á ce moment-là, tu saisiras qu'y a ni infini, ni fini. Il ne reste que l'indéfini et l'indéfinissable. L'Absolu l'est ainsi : aucune définition ne peut contenir ou expliquer l'Absolu. Il n'y a qu'en te montrant là où il n'y a pas de logique réelle (mais juste une logique apparente) que je peux te donner à saisir la Vérité Absolue (et non pas relative). Parce que le fait même de parler de Liberté infinie, qui ne dure pas, te montre surtout que tu es enfermée. Ne culpabilise pas. Vois-le simplement, parce que c'est simple. Il n'y a aucune difficulté, excepté celle créée par le mental. Quand tu dors, peux-tu dire que tu es en liberté infinie ? Non : tu disparais. L'Absolu est là, parce que le monde a disparu. Ce n'est pas simplement une différence de nuance ou de compréhension. C'est le regard limité ou illimité, un regard fini ou infini. Mais, là aussi, le vrai regard n'est ni fini, ni infini : il est Absolu. Il ne peut établir de distinction, de différence, de séparation. Cela, tu l'Es. Vois, simplement. Parce que la Simplicité est la Porte de la Transparence et surtout de la Spontanéité, celle qui surgit dès que le mental n'a plus de référence, ni de référent. Favorise cela.

 

Question : Depuis que j'écoute vos entretiens, je suis de plus en plus dans l'acceptation de ce que me propose la vie, ce qui me permet d'éviter le processus action/réaction, mais j'oublie souvent d'appliquer la technique de réfutation.
Il n'y a pas de chemin. La réfutation n'est pas une technique. C'est une conduite qui fait changer le regard, qui disjoncte le mental (comme je l'ai dit). C'est déjà très bien de ne pas manifester l'action/réaction. Ce que tu constates et les mots que tu emploies te montrent que tu es l'observateur. Tu n'es plus sur la scène de théâtre, mais tu es encore installé dans le fauteuil qui regarde. La seule façon de se lever du fauteuil, de sortir du théâtre, pour voir que le théâtre n'existe pas, c'est la réfutation. Sors de la constatation, comme tu es sorti de l'action/réaction. Installe-toi au-delà de la constatation, parce que constater c'est mettre une distance, aussi. C'est maintenir, en quelque sorte, le plaisir de l'observateur, de celui qui regarde la pièce de théâtre. Tu es sorti du personnage et donc la vie se déroule, les différents actes de la pièce se jouent. Si tu constates, c'est que tu observes. Il te reste à réfuter, même ce rôle-là, même cette fonction-là. Parce que tant qu'il y aura une fonction, il y a persistance de l'éphémère. Profite de la paix qui peut découler de l'absence d'action/réaction pour ne pas te satisfaire de cela, ni d'en être insatisfait mais, simplement, de le réfuter. Pourquoi est-ce qu'il y a oubli de réfuter ? Parce que, simplement, le mental te contrôle, le tien. Et, pour lui, il y a danger, parce que tu ne joues plus la pièce de théâtre, tu la regardes. Pour lui, c'est une situation périlleuse, dangereuse. C'est là qu'il faut conduire la réfutation. Bien sûr, tu oublies. Tu n'es pas celui qui oublie. C'est le mental qui te fait oublier, parce qu'il se satisfait de cette observation, de l'état témoin, du Soi, si tu préfères. Dans le Soi, il y a encore des modèles (le Christ ou qui tu veux). Dépasse le modèle. Rejette toutes les croyances, sans aucune exception. Réfute-les. Il reste encore des croyances et ce sont tes croyances qui s'opposent, pas toi. L'opposition conduit à la constatation. La constatation conduit au témoin, mais le témoin ne conduit pas à l'Absolu. La réfutation permet à l'Absolu de se manifester, dans cette forme, dans cette conscience. C'est le moment où il n'y a plus, non plus, de spectateur, il n'y a même plus de théâtre. Voilà à quoi je te convie.

 

Question : Comment être dans la Grâce et l'Amour pour accueillir ce nouvel être qui se développe dans mon corps physique, laisser œuvrer l'Onde de Vie, être lucide des changements en cours, sans me laisser déborder par les liens d'attachement mère-enfant ?
C'est très simple : ne te pose plus ce genre de question parce que toutes ces questions te renforcent dans l'Illusion. La Grâce n'a pas besoin de toi, de même que les attachements. Tu n'es rien de tout ce que tu vis. Tu Es ce qui se vit : l'Onde de Vie. Aucun lien ne peut te rassurer. L'attachement appartient à ce corps, dans la relation mère-enfant. C'est inscrit dans le sac de nourriture. Tu es soumis à ce sac de nourriture, à ses programmations, à ses engrammes. C'est ton cerveau, mais c'est pas toi. De ta conscience, sort une autre conscience, qui s'est formée à l'insu de ton corps, à partir de ton corps. Et tu t'en crois propriétaire ou responsable. Tout au plus, peux-tu dire que ce qui t'appartient, c'est un autre sac de nourriture qui sort de toi, que tu as créé. Mais tu n'as pas créé la conscience qui est dedans. Elle ne t'appartient pas, en aucune manière. Sans ça, tu maintiens l'illusion de la chair de la chair. La Grâce n'a que faire de cette chair, parce que la Grâce Est. Elle n'est pas portée par la chair, même si elle s'exprime au travers de la chair. Ce n'est pas la même chose, ce n'est pas la même relation, ce n'est pas le même regard. Accepte simplement que cela se déroule, même si c'est toi qui l'a créé, au départ. Est-ce que c'est toi qui fabrique cela ? Cela se fabrique tout seul parce que c'est l'intelligence qu'il y a dans le sac de nourriture qui est prévue pour cela : se reproduire. Mais toi, as-tu besoin de te reproduire ? Qu'est-ce que tu reproduis ? Il y a toujours, dans la naissance d'une chair, à partir d'une chair, un ensemble d'histoires, un ensemble de projections qui créent des attachements, à travers des idéaux ou des peurs, c'est la même chose. Profite de cette expérience (parce que, là aussi, elle est éphémère, elle dure 9 mois) pour voir ce que c'est, ce que cela vient éveiller en toi, combler en toi, ou faire peur en toi, parce que tu n'es pas cela. Tu Es l'Amour et tu crées l'Amour. Est-ce que cet Amour t'appartient pour autant, en sachant que l'Amour est Libre et rend Libre ? Sinon cela demeure humain et, donc, éphémère. Ce que tu vis est, en quelque sorte, un défi ou, si tu préfères, une expérience. Là aussi, ne reste pas figée sur cette expérience et sur ce qu'elle induit comme attachement à la chair. Considère cela, effectivement, comme une Grâce ou un Don. Mais ne t'arrête pas là-dessus.

Je te rappelle que, pour l'Onde de Vie, comme pour la Grâce, il y a justement rien à faire. Ce n'est plus une question de faire, ni une question d'être, mais bien une question de non-être. C'est la vision limitée qui te donne l'impossibilité de connaître cette Conscience qui, pourtant, est en toi (où était-elle avant ?), qui crée l'attachement, qui crée la responsabilité et la dépendance. Aime ce que tu crées, ce que tu Es, mais d'un Amour qui est au-delà d'une projection, fût-elle une création de ta chair. Rends-toi compte de ces liens, que nous appelons, tous, incarnés, avant d'être Absolus : «amour». Parce que nous n'en connaissons pas d'autre expression, jusqu'au moment où l'Absolu est là. Tu en prends conscience, au-delà de la conscience. Et là, tout est simple. Parce que tu n'es pas ce corps. Alors, comment pourrais-tu te projeter dans ce corps, qui a été créé à partir de ce corps ? Cela est valable aussi pour les pensées. Cela est valable pour tous les attachements. Aucun attachement ne conduit à la Liberté. Aucune Liberté ne conduit à l'attachement. Sinon, ce n'est pas de l'Amour, c'est une faiblesse. L'Amour est force. Alors, simplifie, parce que cela est déjà simple. Comme dans une réponse précédente : c'est tellement simple que cela paraît, pour l'ego, absurde. Rappelle-toi qu'il y a le regard à changer. Pas ce corps, qui vit ce qui est à vivre, qui a été souhaité ou pas. Là aussi, ne rentre pas seulement dans la question et la réponse. Je dirais même : rentre en dissidence par rapport à cela. Il faudrait en arriver à conclure que ce qui se déroule dans ta chair est, quelque part, une reproduction, plus ou moins conforme à tes projections, à tes attentes et à tes désirs et aussi, bien sûr, aux projections, aux attentes et aux désirs de celui qui est là. Mais rien de plus. La Liberté est là et met fin à tout attachement, ce qui n'empêche pas (bien au contraire) le lien de Liberté de l'Amour (que vous nommez Vibral) et même de l'Absolu. Je dirais même que cela peut être, en quelque sorte, des conditions propices de par (comme tu le dis) la Grâce et l'euphorie qui est sécrétée par ce corps de nourriture, durant cet état qui n'est rien d'autre que l'instinct de préservation (visant, simplement, à ce qui est nommé l'amour filial ou maternel ne débouche pas, en quelque sorte, à la disparition de l'espèce humaine). Rien de plus et rien de moins. Ne sois pas dupe de ce marché de dupes. Cela n'empêche pas d'aimer, mais ce n'est plus le même amour. Il n'y a plus d'attachement, si tu vois cela. Il y a Liberté.

 

Question : depuis que j'ai retrouvé la Conscience de qui je suis et que je me suis abandonnée à l'Intelligence de la Lumière, tout est simple et fluide et le petit « je » prend de moins en moins de place. Est-ce cela la Transparence ?
Le fait de constater (le fait de porter un constat) prouve l'existence de l'observateur qui a remplacé le je ou l'acteur. Bien sûr, ce constat ne suffit pas. Il faut, là aussi, si tel est ce que tu souhaites (non pas en tant que aspiration ou volonté), accepter de laisser tomber cela. La vie, alors, se déroulera, non plus seulement sous l'action de l'Intelligence de la Lumière mais, bien plus, dans l'Absolu. Cette forme ne sera plus limitée à cette conscience, à ce je qui s'en va ou à ce Soi qui s'installe mais elle les englobera dans quelque chose qui est, si l'on peut dire, bien plus vaste et bien plus grand (si tant est que l'on puisse parler de grandeur). C'est à toi de voir si tu veux terminer la fragmentation et donc être Transparente.

Tant qu'il existe un Soi, il existe un miroir qui te montre ce qui est à voir. La Transparence est l'absence de miroir puisque la Transparence consiste à laisser traverser, en totalité. L'installation de la Transparence et de la spontanéité déborde largement le Soi ou la Fluidité. La Transparence est un état où rien n'est arrêté, même pas l'état dans lequel on est (qui n'est plus un état). Là est l'Absolu. Je dirais que le Soi donne la Clarté et la Précision parce que la scène de théâtre est éclairée. Mais je te rappelle qu'il n'y a ni théâtre, ni scène. C'est donc toi qui dois voir si tu demeures au sein de la Clarté ou si autre chose se révèle à toi, bien au-delà de l'Intelligence de la Lumière mais dans ce qui permet de dévoiler ce qui a toujours été là, au-delà de la Clarté. L'Absolu est ainsi.

Mais, dans ta question et dans ton constat, il y a une installation de la Conscience dans ce Soi. Il ne peut y avoir de perception de la non Conscience. Tu es donc installée dans la Joie (dans la persistance du Soi), illusoire, elle aussi. Il faut sortir de la contemplation. Alors, la Transparence arrive parce qu'il n'y a plus rien à regarder, ni rien à être, excepté Absolu. Mais c'est à toi de voir ce qui se manifeste. La Transparence, couplée aux autres Piliers de ce qui a été nommé les Piliers du Cœur (avec l'Intégrité, l'Enfance, l'Humilité et la Simplicité), est la caractéristique du Soi. La Transparence va au-delà puisque rien n'est arrêté, rien n'est défini, rien n'est identifié. Il n'y a plus de Soi. Il n'y a plus de je. Il n'y a pas un je qui s'éloigne et un Soi qui s'installe. Mais, libre à toi (parce que c'est ta liberté) de continuer à constater et à s'installer dans le constat ou alors de dépasser, si l'on peut dire, le constat. Là est la Transparence mais pas avant, même si la Transparence fait partie de la définition même de ce qui vous a été nommé les 4 Piliers.

Transparaître, c'est aller au-delà du paraître et au-delà de l'être. Ệtre Transparent, c'est ne plus exister, ne plus interférer, ne plus inférer, ne plus être. Mais, encore une fois, tu es libre. Mais tu es libre de quoi ? Simplement de ce que tu as décidé, de ce que tu as établi. Mais ce n'est pas la vraie Liberté. C'est des libertés éphémères parce qu'elles disparaîtront quand ton corps de nourriture disparaîtra, quand tes pensées disparaîtront. Alors, à ce moment là, que vas-tu devenir ? Que vas-tu être ? Préfères-tu attendre d'y être pour te poser la question (alors que tu ne pourras plus te poser de question) ou veux-tu avoir la réponse maintenant ? C'est toi qui décides. C'est toi qui as la clé. Parce qu'il n'y a pas de clé. Il n'y a pas de porte. Tout dépend de où tu te places. Tout dépend de là où tu es (ou n'es pas).

Mais je remercie pour ton constat. Mais je suis obligé de dire que tout cela te rend Transparente mais n'est pas la Transparence. Sois consciente de cela. Parce que la Transparence totale ne peut exister, ni dans le je, ni dans le Soi. Elle n'est Vérité que quand tu es sortie de tout ce qui est éphémère. L'Absolu est Transparence totale. Parce que plus aucun miroir n'existe. Plus aucun sens du je ou du Soi n'existe. Tout est installé dans le non être, dans la non conscience. Mais le résultat est le même. Que veux-tu voir subsister ? Et qu'est-ce qui peut subsister ? Qu'est-ce qui est de l'ordre du relatif et de l'ordre de l'Absolu ? Qu'est-ce qui continue ? Qu'est-ce qui s'arrête ?

Constater est, peut-être, l'un des derniers barreaux de l'échelle. Mais tu es libre de considérer que c'est la finalité et te complaire dans cela. L'Absolu a tout son temps puisqu'il est hors du temps. Pas toi, dans ce à quoi tu es identifiée, dans tes constats, dans le Soi. À toi de voir si tu veux te poser ces questions ou les ignorer. À toi de savoir si ce que tu vis est connaissance ou ignorance. Par rapport à quoi ? Et en quoi ? Est-ce que cela te satisfait (et te satisfera demain), quel que soit ce que tu observes, quel que soit ce que tu constates ? Bien sûr, le Soi, comparé au je, est infiniment plus Transparent. Le je est opaque. Le Soi est Transparence, non totale mais Transparence. À toi de voir. Ta situation dépend de toi-même. Mais, prends garde à ne pas projeter de qualificatifs sur ce qui est sans qualificatif : ce qui est le cas de l'Absolu.

 

Question : bien ancrée dans la matérialité, le Soi me paraît inaccessible. L'Absolu n'est même pas conceptualisable, concevable. J'éprouve, en ce moment (à la lecture de vos enseignements), un sentiment de découragement et, même, de rejet. Qu'est-ce qui, dans la personnalité, s'oppose et comment le dépasser ?
Tu l'as dit toi-même : ta matérialité, le fait de vouloir conceptualiser ce qui ne peut être conceptualisé. Donc, bien sûr que la matérialité et la personnalité vont rejeter. Tu ne peux pas conserver le point de vue de la personnalité et accepter cela. Si tu affirmais cela, cela serait faux. Ce que tu dis est juste. Tu n'es pas prête à lâcher ce que tu crois être. Tu es, viscéralement, attachée à ta personne. Et donc, étant attachée, pour quelle raison voudrais-tu accéder à quelque chose qui te libèrerait ? Aucun concept, aucune idée, aucune joie, ne peut sortir de là. Ne cherche pas à conceptualiser, ni, encore moins, à accepter. Parce que tu ne peux pas l'accepter. Il te faut, d'abord, sortir de l'enfer : c'est-à-dire de ton enfermement : de te croire ce corps, de vouloir posséder quoi que ce soit. Tu ne possèdes même pas ton corps car tu n'es pas lui. Quand tu accepteras que ce corps n'est qu'un enfermement (une illusion, une apparence), alors tu pourras te poser la question du concept ou de l'idée.

Mais, d'ores et déjà, je te dis que l'Absolu n'est ni un concept, ni une idée, ni appréhendable. Parce que tu es limitée dans ta vision, dans ta perception. Parce que tu t'appuies sur le corps et sur la matérialité même : une transformation de la matérialité, de la personnalité. Il n'y a pas de continuité. Il n'y a pas de possibilité et encore moins de concept et tout autant moins de percept. Il n'y a donc pas de solution envisageable, ni même souhaitable. Il te faut rejeter, encore plus, parce que le rejet signifie que tu ne comprends pas. Et moins tu comprendras, plus tu seras Libre. C'est justement le fait de croire comprendre ce corps (ses actions, ta vie) qui t'enferme dans le limité, parce que tu as peur. L'Amour n'est pas la peur. Tu auras beau aimé ton corps, il ne te permettra pas de dépasser le corps. Tu as beau essayer d'aimer la personnalité, de la transformer en quelque chose de meilleur. Mais ce n'est pas toi qui agis ainsi, dans ton Éternité. C'est parce que tu es identifiée, à l'excès, au limité.

Mais ton corps est limité dans le temps et dans l'espace (dans cette durée). Il n'a pas besoin de toi pour exister : il existe ailleurs. Le meilleur service que tu puisses lui rendre, c'est de le laisser évoluer seul (sans interférer) et tu constateras, alors, qu'aucune manifestation physique ne peut apparaître. C'est toi-même qui crée tes propres manifestations physiques. Il n'y a pas de karma. Il n'y a pas de cause, excepté toi-même. C'est ça que tu refuses de voir en face. Donc, tu vas chercher ailleurs : dans un hier, dans une cause. Et tu maintiens, ainsi, dans les cadres de ce corps, l'action / réaction. Et tu crois que tu vas pouvoir te débarrasser de cette action / réaction en comprenant la réaction à l'action. Mais d'où est venue la première action, si ce n'était déjà une réaction ? Tu es, déjà, enfermée et tu t'enfermes encore plus.

Aimer, c'est être Libre. Ce n'est pas s'enfermer. C'est ouvrir ce qui est fermé. C'est ne plus accepter d'être fermé ou enfermé. Il n'y a aucune solution tant que tu es dans la prison, même si tu mets des beaux rideaux, même si tu changes le mobilier, même si tu changes de pensées, même si tu comprends. Je t'invite à ne plus comprendre. Je t'invite à laisser toute forme de connaissance de ce qui existe dans ce monde. Parce que, sinon, tu vas renforcer les résistances. Tu vas renforcer la souffrance alors que tu crois t'en libérer. Sors de la prison, d'abord. Vois la prison. Il n'y a pas de clé cachée à l'intérieur de la prison. C'est toi qui donne corps à la prison, par la volonté de comprendre, par la volonté de saisir ce qui n'appartient qu'à cette prison elle-même. L'Amour n'est pas là. Il est un étage au-dessus (si je peux m'exprimer ainsi). L'Amour n'est pas dans la prison.

Tant que tu vises une perfection de ce corps, de cette personne, tu es dans l'illusion, dans quelque chose qui passera. La seule satisfaction durable est Éternelle : elle est Absolu. Elle est éphémère dans le Soi. Tant que tu crois et espère qu'en améliorant quoi que ce soit de ce corps, de ses pensées, ou d'accepter un concept (qui n'est pas conceptualisable) ou d'admettre une idée (dont tu ne peux avoir idée), tu te leurres toi-même. Alors, bien sûr que tu rejettes ce que je dis et tu ne peux que le rejeter. Mais pose-toi la question de qui rejette : bien évidemment, ce qui est limité, ce qui refuse de voir les limites et les cadres tomber parce qu'il y a un attachement viscéral à la matérialité dans ce qu'elle a de plus solide apparence, de plus permanente apparence. Mais tout cela ne sont que des apparences. Si tu regardes, objectivement, ton sac de nourriture périra. Que vas-tu devenir, à ce moment là ? Comment vas-tu envisager la matière ? Quelle matière quand il n'y a plus de matière (pas celle que tu connais) ?

C'est comme si tu voulais élever un immeuble très élevé sur un sol parfaitement instable (que tu crois stable). Tu crois que tu peux renforcer le sol, changer le sol, mais c'est faux. Si l'hypothèse de départ est fausse, tu ne bâtiras que sur des sables mouvants et l'immeuble s'enfoncera. Il n'y a rien à construire. Il y a tout à déconstruire, par la réfutation. Mais la matérialité s'y refuse, comme le mental parce qu'il n'y a que le mental pour te faire croire à la matérialité. Il n'y a rien de valide, là-dedans. Ce ne sont que des idées, que des concepts faux. Pourquoi adhères-tu à des concepts et des idées qui sont fausses ? Là est la cause de la souffrance et du maintien de l'illusion. Si tu entends ce que je te dis, alors le rejet sera encore plus fort. Mais je peux t'affirmer que le rejet et la violence sont la bonne voie, tant que tu es dans la prison. Ce n'est pas en pacifiant ce qui est illusoire, ce n'est pas en rassurant ce qui est illusoire, ce n'est pas en ornant la prison, que tu vas sortir de prison. Tu améliores le cadre mais tu ne supprimes pas le cadre. La Liberté est ailleurs. Comment peux-tu prétendre être Libre, ou être mieux, dans ce qui est éphémère, dans ce qui est enfermé, dans ce qui est limité ? Ne vois-tu pas, par toi-même, les oscillations qui vont d'un mur à l'autre, d'une interrogation à une autre ? Tu n'es pas cela : tu es la Liberté, tu es Amour. Tout le reste n'a aucune consistance. Et surtout pas la matérialité. Ce sont les sables mouvants les pires. Élève ton regard. Élève-toi et tu verras que l'immeuble se construit indépendamment de tout ce que tu décides.

Abandonne cette peur, ce besoin de contrôler ou de se sécuriser dans la matérialité. Ça n'a aucun sens. Ce n'est que poids. Ce n'est que densité. Il y a une peur de ce qui est élevé. En définitive, tu cherches la Liberté mais tu as peur de la Liberté. Tu voudrais que la Liberté se trouve dans la matière : oublie cela. Essaie de voir autrement. L'amour de la matière n'est pas l'Amour puisque la matière est Amour, déjà. Elle n'a pas besoin de ton amour. L'Illusion est Amour. Mais elle n'a pas besoin de toi : c'est un rêve, une projection, une illusion. Tu veux donner du poids à ce qui a déjà trop de poids. Qui t'oblige à agir ainsi ? Qu'est-ce qui, en toi, s'oppose à ta Libération qui est déjà là ? Continue à rejeter, continue à refuser : ça crée des forces de friction dans la Dualité, dans l'action / réaction. Alors, la prison brûlera. Celui qui arrive au bout d'un cul de sac fait nécessairement demi-tour pour s'apercevoir qu'il n'y a pas de cul de sac ni de route. Mais il faut avoir créé la route et le cul de sac, avant, pour réaliser que cela n'est rien. L'Absolu n'est ni concept, ni idée, ni quoi que ce soit mais il les inclut. Il n'y a pas d'exclusion : c'est toi qui t'exclus de l'Absolu. Il a toujours été là. En voulant en avoir une idée, en voulant le conceptualiser, tu veux l'enfermer dans l'Illusion. L'Absolu laisse libre l'illusion : il l'inclut. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Ce n'est pas le même mouvement. Ce n'est pas la même immobilité. Vois-tu ce que je veux dire ? Et ne me réponds pas. Reste en toi (dans tes certitudes) et regarde ce que je t'ai dit après. Relis-le et tu seras bien obligée de conclure et de voir où se trouve l'absurde et l'absurdité. Tu n'es pas cela. Tu n'es ni absurde, ni absurdité. Et encore moins matière. Encore moins physique. Pourquoi vouloir croire à ce qui n'est pas vrai ? Pourquoi en faire une vérité qui n'a aucun sens, aucune logique ? D'où cela vient ? D'où cela t'est venu ? C'est très simple : tu revendiques être attachée à ce qui te fait le plus peur : l'incarnation. Il y a donc une non incarnation, contrairement à ce que tu définis. Et le corps se manifeste pour te montrer ta non incarnation : là est l'enfermement. Nulle part ailleurs. Parce qu'à force de vouloir voir les choses telles qu'elles sont, tu ne vois qu'une apparence, que ce que te donne à voir ton mental (et tes concepts et tes idées). Abandonne les idées et les concepts : tu verras qu'il n'y a pas de prison si ce n'est celle que tu as construite.

Question : j'ai l'impression que toutes les questions que je peux formuler sont stupides. Néanmoins, j'ai tendance à dire « oui mais ». Pourquoi ?
C'est l'aspect discursif en toi : l'installation, au niveau de la discrimination, de ton propre cerveau habilité à toujours répondre « oui mais », oui et non, oui ou non (c'est le même principe). Il y a ce qui est bon. Il y a ce qui est mauvais. Pour toi ou pour l'autre ? Il y a ce qui est vrai et ce qui est faux. Et, pour toi, cela a valeur d'Absolu. Mais l'Absolu est de considérer que rien n'est vrai et rien n'est faux. Tout dépend du point de vue.

Et le mot que tu as employé : tu as une impression. Mais comment veux-tu faire d'une impression, la Vérité ? Une impression, c'est quelque chose qui passe. Tes impressions changent en fonction d'un tas de facteurs qui ne t'appartiennent pas et qui t'appartiennent. Le « oui mais » n'est que l'expression de la Dualité de la personnalité. Parce que la personnalité a toujours peur de se tromper. Et elle a raison : elle se trompe toujours. D'où le « oui mais » ou le « non mais » (ça change rien). Cela sera toujours comme ça, au sein de la personnalité. C'est le spectateur qui commence à comprendre (et à vivre) qu'il y a un spectateur, ou un observateur. Il est sorti de l'acteur. Mais, en étant observateur, il veut quand même changer l'acteur, changer l'éclairage. De là vient le « oui mais » : de l'intellect. De ce qui passe son temps à discriminer, à sérier, en bien et en mal, en vrai ou faux, créant ainsi (et entretenant) la Dualité, en permanence. C'est une habitude de fonctionnement. Rien de plus. Souvent forgée par l'éducation, l'enseignement et le milieu familial. Rien de plus.

Le « oui mais » ne conduit nulle part, de même que le « non mais ». Parce que tu ne peux t'emparer de ce qui est vrai ou de ce qui est faux, sauf dans les lois de ce monde : si tu laisses tomber un caillou, il tombe. Il ne va pas s'envoler : c'est vrai. Le caillou n'existe pas : c'est vrai. Où te places-tu ? Donc, le caillou ne tombe pas. C'est faux. Accepte que tout point de vue (que tout « oui mais », que tout « non mais », « oui », « non ») n'est applicable qu'au sein de la réalité de ce monde qui n'a aucune substance, aucune essence, si ce n'est celle qui l'anime. Où veux-tu Être ? Et d'ailleurs, où Es-tu ?

L'impression rejoint l'intuition. Elle renvoie à une échelle de valeur, à un jugement de valeur (en bien et en mal) et conduira, toujours, à expérimenter le « oui mais » ou le « non mais ». Ça veut dire que quand tu fais deux pas en avant, tu en fais un en arrière. Et finalement, tu ne bouges pas. Mais pas de l'immobilité de l'Absolu. Que ça soit un en avant et deux en arrière ne change rien). Il y a tergiversation. Tergiversation qui veut dire : hésitation, absence de certitude et donc oscillation, entretien de l'illusion par l'interrogation du mental, de l'intellect. C'est à toi de voir s'il t'est possible de déposer les armes parce que l'Absolu n'est pas un combat. C'est, justement, le moment où tu déposes les armes : l'intellect, la connaissance intellectuelle, les croyances. Parce que les croyances sont des armes de destruction de l'Absolu (qui ne peut être détruit). Oublie tes impressions. Ne cherche pas à te saisir mais, plutôt, à être saisi par la Vérité. Pour cela, il faut que tu fasses taire toutes tes vérités, tous tes acquis, toutes tes connaissances, toutes tes croyances, sans aucune exception.

Tu ne peux être rempli de la Vérité Absolue tant qu'existent, en toi, des tergiversations (des hésitations), tant que ton mental te fait croire que tu es rempli de connaissances qui viennent s'entrechoquer, se contredire. Il n'y a pas de synthèse possible. Tu peux toujours rester à analyser mais jamais l'analyse te conduira à une synthèse, dans ce cas là, et encore moins à une intégration. Tu seras, toujours, divisé et fragmenté, conscient des différentes parties qui t'animent (sans aucune possibilité de communiquer entre elles, sauf par moments), parce que tu as assimilé la construction de ton Corps d'Ệtreté à un assemblage de briques. Mais ces briques ne s'emboîtent pas les unes avec les autres. Là aussi, c'est très simple : accepte de voir ce que tu as construit. Accepte de voir tes propres raisonnements. Parce que la raison te conduira, toujours, au « non mais » ou au « oui mais » et à des impressions, vagues ou fortes mais qui n'en demeurent que des impressions, voire des intuitions. Aucune certitude ne peut émerger de là. Aucune Vérité ne peut émerger de là. Parce que tout est relatif. Mais tu n'es pas relatif.

Il est toujours séduisant, pour la personnalité et pour le Soi, de crier sur les toits qu'il y a le libre arbitre. Le libre arbitre ne découle que de la confusion entre diverses croyances, diverses expériences, diverses impressions. Le libre arbitre te fait croire que tu es libre. Mais tu n'es pas Libre tant qu'il y a « oui mais ». Tant qu'il y a « oui mais », c'est que, quelque part, en toi, existe quelque chose qui croit (ou qui pense) qu'il peut se tromper. D'ailleurs, le mental se trompe toujours. Et dans des choix : toujours dans 50 % des cas (c'est statistique). Dans tout choix, tu as la possibilité de te tromper une fois sur deux. Pour ne plus avoir le choix, pour ne plus manifester le « oui mais », il faut s'installer dans la Liberté, dans l'Action de Grâce. Parce qu'à ce moment là, ce n'est plus ton mental qui décide ce qui est vrai ou faux, ce qui est juste ou pas juste, mais c'est bien la Lumière, elle-même (cette Grâce elle-même), qui œuvre. Tant que tu crois œuvrer, tu restes dans le libre arbitre et donc dans le « oui mais », dans l'impression. De là ne peut sortir aucune certitude. Et d'ailleurs, c'est logique parce que tout cela est incertain et improbable. Déplace-toi. Reviens là où il n'y a plus aucune probabilité, aucune possibilité d'erreur, de « oui mais », de supposition. Place-toi en ce que tu Es et non pas en ce que tu crois. Et laisse venir. Non pas l'impression mais la Liberté. Tout le reste découlera de là. Sans ton intervention, sans libre arbitre, mais dans la Liberté. Le libre arbitre t'accorde la possibilité de te tromper (ce qui est séduisant pour l'esprit), en sachant qu'il se trompe, toujours, une fois sur deux. La Vraie Liberté, celle de l'Action de Grâce, ne peut laisser aucune place à l'erreur. Parce que c'est au-delà de l'expérience, au-delà de la Dualité, au-delà du choix.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 05:39

Source : http://ducielalaterre.org/clefs.php

 

Nous pouvons vous dire que si vous continuez sur ce chemin vous aurez d’immenses joies, et soyez assurés que les joies spirituelles n’ont aucune commune mesure avec les joies de la troisième dimension, celles que peuvent vous apporter les plaisirs du monde sur lequel vous vivez. Une joie spirituelle rayonne dans votre âme ; c’est comme si une joie profonde inondait en permanence tout ce que vous êtes, même au niveau de votre humanité. Une joie spirituelle ne s’oublie jamais, elle est mémorisée en vous, elle vous grandit, elle vous éclaire.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 05:33
La pleine Lune de mai 2012

 

Référé par : http://ducielalaterre.org/

 

05/05/2012

 

"Nous allons parler de la pleine Lune, parce que celle-ci a une grande importance au niveau de votre comportement, de votre émotionnel et aussi de d’excitations possibles, qu’elles soient positives ou inférieures.

La pleine agit non seulement sur votre centre émotionnel mais aussi, actuellement, sur tout ce que vous êtes, sur votre fréquence vibratoire, votre énergie et tous vos centres de force.

De plus en plus la Terre recevra les impacts des émissions d’énergies projetées par la Lune, par les autres planètes de votre système solaire et bien évidemment les soleils des autres systèmes solaires.

En ce moment il y des échanges importants d’énergies entre toutes les sphères de votre système solaire et bien au-delà, dont le soleil est le maître du jeu, maître du jeu pour l’évolution et la transformation de toute vie non seulement sur la Terre mais aussi dans le système solaire.

Ayez conscience qu’actuellement l’énergie de la Lune a un impact sur votre centre émotionnel et également sur la gestion de ce que vous devenez, sur la maîtrise de vous-mêmes que vous devez de plus en plus acquérir. Si, dans les jours qui viennent, vous sentez une émotion vous envahir, faites appel.

Vous pouvez faire appel à l’énergie de la Lune en lui demandant simplement de vous aider, mais de ne pas vous perturber avec un trop plein d’énergie, de vous aider à l’intégrer, à la digérer en quelque sorte, de vous aider à vous préparer vibratoirement à intégrer l’énergie qu’elle projette sur vous.

La Lune elle-même est, d’une certaine manière, nourrie par l’énergie du Soleil qui accentue sa capacité à générer les énergies qu’elle projette actuellement sur la Terre et également sur tout le système solaire ».

Ils me montrent un chassé croisé entre toutes les énergies de toutes les sphères et également entre la Terre et le Soleil.

« Pendant ces quelques jours, soyez vigilants, veillez à gérer vos émotions, à gérer vos agacements, vos excitations, qu’elles soient inférieures ou qu’elles vous propulsent vers des sphères plus élevées.

Pour quelle raison devez-vous gérer des excitations qui vous propulsent vers des sphères plus élevées ? Tout simplement pour ne pas vous déstabiliser ! N’en faites pas trop lorsque vous ressentez ou que vous recevez certaines énergies ; intégrez-les avec Sagesse et avec Amour.

Sachez que tout vous est donné en permanence, que ce soit par votre Mère la Terre, par votre Père le Soleil ou par toutes les sphères de votre système solaire. C’est à vous de le comprendre, c’est à vous de l’intégrer, c’est à vous à avoir la sagesse de vous mettre en relation avec ce qui vous est offert ».

Maintenant je vois Liva ; cela fait longtemps qu’il ne s’est pas manifesté. Il dit simplement ceci :

« Je travaille beaucoup pour le plan de la Terre avec d’autres frères, pas forcément mes frères sélènes, mais avec des frères travaillant pour le passage de la Terre et du système solaire dans la dimension supérieure.

La Lune, ma planète d’origine, a la capacité de vous faire évoluer, car non seulement elle travaille avec votre inconscient, mais elle travaille énormément avec l’inconscient collectif et l’inconscient individuel ; elle permet aux hommes de se libérer de beaucoup de traumatismes, de beaucoup de souffrances imprégnées dans l’inconscient individuel comme dans l’inconscient collectif.

Je voudrais vous dire que je vous aime infiniment et que j’ai eu plaisir à venir pour vous dire que je ne vous oublie pas et que je suis très proche de vous, beaucoup plus proche que vous pouvez le supposer.

Je vous aime infiniment ».

 
Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :
  • qu'il ne soit pas coupé
  • qu'il n'y ait aucune modification de contenu
  • que vous fassiez référence à notre site http://ducielalaterre.org
  • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 05:16

BIDI

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12 mai 2012

 

Eh bien, BIDI est avec vous pour échanger, entre nous. Je vous salue, et je vous remercie de votre Présence, de vos questions. Nous pouvons commencer.

 

Question : vous avez dit, il y a quelques jours : réfute ce « je », cette personne que tu crois être. Pas de fausse humilité, pas de fausse simplicité. Pourriez-vous développer ?
Eh bien, c'est très simple. Le « je » aussi, le moi, si tu préfères, a souvent tendance à se minimiser, c'est ce que j'appelle la fausse Humilité. Parce que ce n'est pas en minimisant le moi que tu vas trouver le Soi, et encore moins l'Absolu. Il existe, en effet, une propension, dans l'humain incarné, à vouloir jouer le jeu de l'Humilité. Et pour cela, il va s'effacer, dans ses relations, il va donner l'apparence d'être Simple. Son ego va être mis derrière lui. Mais c'est l'ego lui-même qui se met derrière lui. Il n'y a aucune possibilité de passer de l'ego à l'Absolu (éventuellement au Soi). Donc, que l'ego soit, comme vous dites, positif ou négatif, ne change rien au problème : c'est toujours de l'ego. Ainsi donc, quand tu joues à t'effacer, qu'est-ce qui s'efface, si ce n'est l'ego ? Toujours lui. J'appelle ainsi la fausse Simplicité et la fausse Humilité, de celui qui va se présenter d'une certaine façon : il ne met pas l'ego devant, mais c'est toujours l'ego. L'ego a beau jeu de te faire croire que si il est gentil, que si il est serviable, que si il est aimant, cela suffit à te contenter (toi, ce que tu Es). Eh bien, il n'y a rien de plus faux. Être Simple ne correspond pas à un comportement. Être Simple, c'est être simple d'esprit, comme un enfant. Et non pas dans des stratégies de l'ego, appelé négatif, qui va s'effacer en croyant laisser exister l'Amour. Cela est à revoir. Clairement et Simplement. L'ego a à sa disposition énormément de stratégies. Ton mental va te proposer une stratégie. Si, quelque part, tu t'aperçois que c'est un leurre, que va-t-il te proposer ? Une autre stratégie. Et vous passez vos vies à jouer des stratégies. Vous n'êtes plus dans l'immédiateté, vous êtes dans un rôle, dans un jugement de valeur de vous-même. Ce qui, bien évidemment, est tout, sauf Simple. Et bien loin de la Simplicité. La Simplicité est celle de l'enfant, celui qui est spontané, immédiat et Présent. La personnalité est innombrable dans ses masques, dans ses présentations. Mais saisis que ce ne sont que des rôles : aucun n'est meilleur que l'autre. Au sein de l'Absolu, le bourreau des cœurs est la même chose que celui qui n'a pas de cœur. Et la même chose que celui qui met le cœur en avant, dans la personne. C'est le même jeu. Même si vous l'appelez autrement, c'est toujours une scène de théâtre. C'est cela qu'il faut comprendre. C'est cela qu'il faut voir, c'est cela qu'il faut débusquer, et non pas jouer un rôle plus plaisant, pour toi ou pour les autres. Quel que soit le spectacle, ça demeure un spectacle. Que cela soit le spectacle (du gourou habillé avec sa robe de couleur, ou de la religieuse qui s'efface), cela ne change rien : c'est un spectacle. Il faut aller au-delà du spectacle.

 

Question : la réfutation, comme l'Abandon à la Lumière sont des finalités qui n'en sont pas ?
C'est exact, tu peux le dire comme ça, là où tu es. Mais attention que cette affirmation ne te rende pas immobile au sein de l'ego et t'empêche de réaliser ce qui est à réaliser, au sein même de l'ego. Saisissez bien que la réfutation agit sur l'ego, sur l'illusion. Elle fait taire l'illusion, parce que le mental n'a plus de prise. Attention que le mental ne te dise pas que, finalement, il n'y a pas de finalité, et n'entraîne que tu sois obligé de laisser tomber parce ta raison a pris le dessus. Les mots employés, dans vos questions comme dans mes réponses, doivent être dépassés. La présentation de la réfutation est un exercice qui va vous conduire à observer, à regarder, et ne pas vous fier seulement à votre raison ou à vos croyances mais, bien évidemment, à aller au-delà. C'est comme quand l'humain parle d'amour. L'amour humain est une projection, en permanence, parce qu'il est conditionné (aux sens, aux regards, aux croyances). Le seul Amour véritable, c'est celui qui est lui-même, qui ne sait pas pourquoi il Aime, parce que cela est sa nature, découverte et révélée. Tant que l'amour est tributaire d'un lien du sang, d'un lien charnel, d'un lien, quel qu'il soit sur cette Terre, ce n'est pas l'Amour, c'est l'illusion de l'amour. Les Anciens vous ont dit, pendant des années : l'Amour est Vibration, la Conscience est Vibration. Tout le monde, sur cette Terre, dit : « j'aime ». Mais est-ce que pour autant, il sent le Soi ? C'est la personnalité qui aime une autre personnalité, parce qu'elle s'y retrouve et s'y complait. L'Amour jaillit, tel une Source spontanée, dès l'instant où le « je suis » est Réalisé, dès l'instant où la Présence est là. Et ce n'est pas dirigé vers quelqu'un, c'est une émanation naturelle de ce que tu Es qui te conduit, dès l'instant où même cela n'est plus observé, à l'Absolu. Qui n'est pas une finalité, exactement. Parce que c'est très exactement ce que tu Es. Seul l'endroit où tu t'es placé, n'est pas bon. Alors, attention que le mental ne s'empare pas de cette notion de finalité ou de non finalité. Sans ça, cela va reproduire la même chose que pour l'amour. Il faut être vigilant. Mais cette vigilance n'est pas mentale : c'est une vigilance de la conscience qui vous installe dans le Présent, dans le « je suis ». Et une fois le « je suis» Réalisé, il faudra dépasser le « je suis ». Ou alors, atterrir directement dans l'Absolu que vous Êtes, de toute Éternité. Mais c'est pas vous qui décidez. Par contre, au niveau de la personnalité, c'est vous qui décidez : de pratiquer la réfutation, de voir clairement les choses, telles qu'elles sont, et non pas telles que vous voulez qu'elles soient, ou telles que vous croyez qu'elles sont. C'est profondément différent. Quand le Soi se découvre, ce que vous nommez les chakras s'activent. Vous percevez la Vibration, et bien sûr, vous baignez dans la Vibration. Parce que c'est tellement nouveau, tellement agréable, et tellement différent. Mais vous savez très bien que la Vibration est conditionnée (à vos méditations, à vos humeurs, aux cycles de la lune, du soleil), donc c'est éphémère aussi. Il faut aller au delà de la Joie. Tout ça, ce sont des expériences. Bien évidemment, qui ouvrent la Conscience, mais je te rappelle que l'Absolu n'est pas la Conscience. Rien ne peut être dit de l'Absolu. Tu ne peux que témoigner, ici-même, dans cette forme, de ce qui se passe, et qui est donc aussi éphémère. Parce qu'il y a une joie et un bonheur à communiquer ce qui est vécu. Mais ce n'est qu'un reflet, la Vérité ne peut pas être connue de cette façon. Par contre, le témoignage peut être rendu. Parce que ce témoignage rendu, tel que je le fais, va vous permettre de vous poser les bonnes questions, et de réaliser ce court-circuit du mental. L'Absolu n'est pas une finalité. Parce que si tu parles de finalité, bien évidemment, cela veut dire qu'il y a une route et un chemin, et donc du temps. Tant que tu considères qu'il y a une finalité, tant que tu considères qu'il te faut du temps, bien sûr, ce n'est pas Réel : l'Absolu n'est pas dans le temps. C'est tout cela qu'il faut réaliser. C'est la Vérité. Le mental a horreur qu'on lui dise que rien n'existe de ce qu'il propose : c'est la pire des solutions pour lui. Rappelez-vous : la méditation met le mental au repos, elle vous donne à voir les pensées. Mais qui est capable d'arrêter les pensées ? Seul celui qui est Absolu. Sinon, les pensées sont toujours là. Elles sont tapies, prêtes à surgir, dès que vous avez une contrariété, dès que vous entendez du bruit, dès qu'on vous touche, dès que les lois de l'incarnation vous rattrapent, dans le corps ou dans le mental. L'Absolu n'a que faire de tout cela. Il n'est ni dedans, ni dehors, il est partout.

 

Question : la réfutation doit-elle être permanente, active, à longueur de journée, pour toute pensée qui se présente ?
Le but de la réfutation n'est pas d'être permanente. Il est de te mettre en distance, en observateur, en témoin. Quand ce corps mange, tu n'Es pas ce corps : c'est un véhicule que tu nourris. Le problème de la conscience humaine (peu importe les raisons), c'est qu'elle est persuadée qu'elle ne peut pas sortir de ce corps. Qu'elle y est piégée, même si elle s'y plaît. C'est comme si tu me disais que tu conduis ta voiture et que, le soir, tu ne peux pas en sortir quand tu vas te coucher : tu es devenu la voiture. La réfutation n'est pas la disparition. Le corps, il sera toujours là, tant qu'il est vivant. Quand il mourra, tu seras toujours Vivant. Avant que le corps n'apparaisse, tu étais Vivant, mais tu n'en as pas le souvenir. Qui Étais-tu ? La réfutation va te conduire à réaliser ce que tu Es, et non plus ce que tu crois. Ce n'est pas la peine de dire, par exemple, quand tu manges des haricots, et que les haricots pénètrent ton corps, que le haricot est une illusion, parce que, pour le corps, il est une vérité : c'est ce qui lui permet d'exister. Mais tu n'Es pas ce qui existe. La réfutation doit sortir, je dirais, comme un mécanisme salutaire et spontané. Non pas dans le fait de manger des haricots mais, par exemple, d'affirmer que tu n'Es pas la voiture. Donc, cela concerne les choses, quand même, où il y a un principe d'identification, que cela soit à ce corps ou à ce mental. Cela concerne, effectivement, plus les pensées, les mécanismes habituels. Rappelez-vous que c'est votre conscience qui a perdu son Unité, qui a perdu l'Absolu, dans sa non-disparition, et qui donne présence et pesanteur à ce monde. Mais pour autant, dans les composantes de ce monde, certaines sont multidimensionnelles. Vous, non. Les Anciens, les Étoiles, vous ont dit que vous n'Êtes pas attaché. Mais ne confondez pas le détachement avec la négation : ce n'est pas parce que la réfutation est une négation, qu'il faut être en négation de la vie, quelle qu'elle soit. Sans ça, l'ego va s'en emparer. Et vous risquez d'arriver au résultat opposé : la dépression. Parce que vous n'y arrivez pas, parce que l'ego va vous dire qu'il faut y arriver. L'exemple que j'ai donné, concernant le théâtre, est le plus parlant. L'exemple de la corde, aussi, est important, qui est prise pour un serpent, jusqu'à ce que la lumière éclaire la corde, et donc la peur disparaît (ndr : exemple cité dans l'intervention d'O.M. AÏVANHOV du 6 mai 2012) : ne pas confondre le contenant et le contenu. Quand tu as un récipient, qui est rempli d'air, scellé, et que ce récipient se casse, est-ce que l'air disparaît ? Non. Le contenu demeure, mais il n'est plus contenu, il n'est plus limité. De la même façon, quand vous parlez d'un bijou en or, qui a une forme, qu'est-ce qui est important pour vous ? Bien sûr, c'est la forme du bijou. Ce qui est important (si l'on peut dire) pour l'Absolu, c'est la réalisation, pour toi, que l'or est toujours là. Et que ce n'est pas parce qu'il a pris une forme donnée, que l'or n'existe plus. Vous êtes, viscéralement, chevillés à ce corps. Vous êtes, viscéralement, chevillés à ce mental. Mais ni le corps, ni le mental, ne vous sont d'une quelconque utilité, pour l'Absolu. Il n'est pas question de brûler le corps. Par contre, on peut brûler le mental. Ce qui sera, après, d'autant plus facile pour vivre le fait que, réellement, tu n'Es pas ce sac de nourriture.

 

Question : quand on réfute et que le mental semble répondre « je ne suis rien », que faire ?
Le mental te ment. Il est tout sauf rien. Mais il veut te faire croire qu'il n'est rien, pour que tu te détournes de lui. C'est le principe, aussi, de la fausse Humilité, comme précédemment, ou de la fausse Simplicité. Ce qui est rien, en définitive : c'est tout le complexe éphémère contenu dans le sac de nourriture, et le sac de nourriture lui aussi. C'est changer de point de vue, qu'il faut. La réfutation est le moyen de changer de point de vue, en totalité. Ce n'est pas en niant le corps, ou en le tuant, que tu vas être Absolu. L'Absolu contient le corps, mais il sait qu'il est illusion. L'Absolu ne peut pas être en dehors de quoi que ce soit. Simplement, il existe, dans le mental comme dans le corps, des éléments qui empêchent de voir l'Absolu. Et donc, si tu déplaces ton point de vue, comme dans l'exemple du théâtre, tout se passera bien. La réfutation, comme je l'ai dit, doit vous remplir de Paix. Elle doit remplir ce sac de nourriture de Joie. Et à un moment, tout va disparaître. Il te semblera être une conscience Libérée de tout. Et si tu abandonnes cette conscience même, alors, l'Absolu est donné à voir, et à Vivre. Pas avant. Tant que vous donnez vous-même le moindre poids, tant que vous accordez la moindre conscience, à ce sac, à ce que vous croyez être, vous, vous n'avez pas changé de point de vue, vous êtes encore en train de jouer sur la scène, ou être l'observateur de la scène. Vous croyez qu'il existe encore un théâtre. Changez de point de vue. Acceptez de ne plus être saisis et enfermés, par le spectacle, par le fauteuil, par le théâtre lui-même. Et vous verrez la Vérité. C'est très Simple. La Simplicité, elle est là.

 

Question : c'est quoi, le non-Être ?
Mais le non-Être, c'est quoi ? Est-ce que je peux te parler de l'Absolu ? C'est le premier principe que j'ai énoncé : rien ne peut être dit sur le non-Être. Rien ne peut être dit sur l'Absolu. Tu ne peux que rendre témoignage quand tu y es, là où il n'y a rien à Être. Tant que tu cherches à comprendre, il s'éloigne. Tu ne peux pas comprendre ce que tu Es. Abandonne cette idée stupide : cela t'éloigne de ce que tu Es. Il faut bannir le mot compréhension : ça veut dire « prendre avec », mais tu ne peux pas te prendre toi-même. Tu regardes là où il ne faut pas, et tu laisses ta tête regarder ailleurs. Est-ce que tu peux te voir sans un miroir ? Tu ne peux que t'imaginer, dans un schéma corporel, que tu appelles le sac de nourriture, avec ton histoire, avec ce corps. Mais sincèrement, est-ce que tu peux te voir sans miroir ? C'est impossible : tu ne peux pas voir ce que tu es. Le point de vue n'est pas bon. Donc, vouloir apprivoiser le non-Être, en expliquant le non-Être, ne veut rien dire. C'est impossible. Puisque, par définition, comprendre, c'est faire jouer la conscience, que cela soit dans le Soi ou dans le « je ». Mais l'Absolu est a-conscient. Il ne peut rien saisir, puisqu'il est Tout. Il est immuable, il a toujours été là. Toi, tu bouges tout le temps. Tant que tu crois connaître quelque chose, tu es ignorante. Accepte de ne rien connaître. Accepte de ne rien comprendre. D'ailleurs, cela vous a été appelé, par l'une des Étoiles, la Voie de l'Enfance (ndr : THÉRÈSE DE LISIEUX). Est-ce que l'enfant se soucie d'expliquer pourquoi le soleil se lève ? Et s'il se lève à l'ouest, ou ailleurs ? Est-ce qu'il a besoin de savoir ce que savent les adultes ? Sortir de l'enfant, ce n'est pas devenir un adulte, c'est devenir un arriéré, dans tous les sens de ce terme. Comprendre est adaptable à ce monde, et vous sert à évoluer dans ce monde. Mais évoluer dans ce monde, c'est déjà ne pas être dans l'Absolu. C'est ça qu'il faut comprendre, sans comprendre. Et ce n'est pas une compréhension. Ça ne peut pas, non plus, être une expérience, comme pour le Soi. C'est un état au-delà de tout état, c'est l'Ultime, dont rien ne peut être dit. Tu peux juste rendre témoignage de ses effets, mais tu ne peux pas rendre témoignage de ce dont tu n'es pas conscient dans l'a-conscient. Et d'ailleurs, aucun ego ne s'amuserait à parler de l'Absolu, parce que pour lui, ça ne voudrait rien dire. Aucun ego ne peut témoigner de l'Absolu qu'il n'est pas. Il peut témoigner du Soi. Il peut écrire des milliers de livres sur le Soi, sur la Réalisation, sur l'Éveil. Mais l'Éveil et la Réalisation ne te feront jamais sortir du théâtre. Tout au plus, ça fournira des éléments de gratification, dans ce monde. Et des expériences de Joie, des expériences de Paix. L'Absolu n'est ni Joie, ni Paix, il n'est pas concerné par cela. Donc, je ne peux rien te dire sur le non-Être.

 

Question : pourquoi ce monde Illusoire, dans lequel nous vivons, nous semble exister ?
Parce que tu existes dedans : tu as projeté ta conscience dans quelque chose qui a été projeté. C'est un rêve, ou un cauchemar. Ça veut dire que, si tu vois comme ça, c'est que tu es partie prenante et totalement inséré dans l'Illusion. Est-ce que quelqu'un qui est mort peut se soucier ou donner du poids à ce qu'il était avant ? Est-ce qu'il peut emporter sa maison, sa femme, ses enfants, son argent ? Réponds objectivement à cette question. Eh bien, c'est le même principe entre l'Absolu et le Soi. Quand tu dors, le monde n'existe pas. Tu n'es pas conscient du monde, tu n'es pas conscient de tes enfants, de ta femme : tu dors. Te poses-tu la question à ce moment-là ? Tu devrais. Si tu cognes ce sac de nourriture, il a mal, il souffre. Et tu dis : « j'ai mal ». Ça veut dire quoi ? Que tu existes dans ce corps : il prend ta conscience. Ta conscience s'exprime et s'imprime dedans. Peux-tu te voir ? Tu peux voir tes mains, tes pieds, mais peux-tu voir, à part le bout de ton nez, sans miroir ? Peux-tu voir derrière toi, sans miroir, sans te retourner ? Il y a donc une polarité (un axe, si tu préfères). Tout cela n'existe pas : c'est un rêve. Et quand tu rêves, tu sais très bien que le rêve est plus réel que le Réel, dans certains cas. Mais le réel de ce monde, n'est pas la Vérité. Le Réel est ce qui est immuable, sans mouvement, au centre, ce qui sous-tend tout le reste. Pose-toi la question, pour résoudre l'énigme, au-delà de ce qui se passe durant tes nuits : quelle est ta finalité, dans ce monde ? Quelle est ta finalité, en tant que sac de nourriture, et de conscience attachée à ce sac ? Est-ce que tu peux me dire, toi aussi, qui tu Étais avant ? En as-tu le souvenir, la mémoire, le vécu ? Ce n'est pas possible. Et là, cela te semble solide ? Non : c'est bâti sur du vent. Mais je rajouterai : à toi de voir. Si tu penses que ce que tu vis est réel (parce qu'il y a souffrance ou parce qu'il y a Joie), alors, ne t'intéresse pas à l'Absolu, contente-toi du Soi. La plupart des humains qui cherchent le Soi ne cherchent qu'une amélioration de leurs conditions dans la personnalité. Un mieux-être, un bien-être. Alors que l'Absolu, c'est le non-Être. Le bien-être et le mieux-être n'ont rien à voir avec le non-Être. De même que ça n'a rien à voir avec le mal-être. Avec quel que soit le qualificatif de l'être. Quel que soit ce que tu éprouves, dans les moments de satisfaction, de plaisir, de déplaisir, de souffrance. Cela te semble réel, parce que tu y as accordé un poids, parce qu'il y a des règles, des limites, des cadres. Tributaires de ce monde, exclusivement sur ce monde. Est-ce que quand tu es mort, tu paies tes impôts ? Est-ce que tu te lèves le matin, est-ce que tu te couches le soir ? Est-ce que tu manges ? Qu'est-ce qui disparaît, qu'est-ce qui demeure ? Qu'est-ce qui se réincarne, a priori, si ce n'est le « je » des complexes inférieurs ? Dans une forme différente, dans un mental différent, dans une expérience différente, dans des rapports au monde différents. Mais finalement, ça ne fait aucune différence : c'est la même chose, c'est de l'Illusion. Mais réjouis-toi, parce que, quoi que tu fasses, quoi que tu sois ou ne sois pas, tu iras là où te portes tes propres illusions. Mais en définitive, l'Absolu demeure : c'est ce que tu Es. Mais rappelez-vous, il n'y a aucune solution possible pour passer de ce qui est connu à ce qui est Inconnu, dans ce sens-là.

 

Question : Est-ce que l'on peut voir la vie que nous avons comme une grande farce ?
Eh bien, je répondrais que ça dépend avec quoi elle est farcie. Certains vivent un drame et celui qui vit un drame le vit vraiment, puisqu' il y est identifié. Quand tu perds un être cher, tu souffres. Du moins, il existe, au sein de cette illusion, le sentiment de souffrir. Qu'est ce qui souffre ? Ce n'est pas toi, bien sûr : donc tu ne vis pas une farce. Quelle que soit la façon dont c'est farci, c'est juste une impression. Cette farce n'est pas risible. Ce qui est risible, c'est le rire. Celui qui existe au-delà de toute existence, ici, dans le Non Être ou dans le Soi. Tu auras beau te dire que c'est une farce, est-ce que, pour autant, tu sors de la farce ? La farce doit se dérouler tant que ce sac de nourriture tient debout. Tu en es d'accord. C'est pour ça qu'il faut changer de point de vue. Qu'est ce que tu vas devenir, si tu es identifié à ce sac de nourriture ? Qu'est ce que tu deviens si tu penses que tu es tes sentiments ? Qu'est ce que tu deviens, si toi, qui es Éternel, adhères à quelque chose qui est éphémère ? Là, est la souffrance. Là, est l'illusion d'être séparé, d'être divisé. Et bien sûr, plus on aime quelque chose ou quelqu'un, si il vient à disparaître, on souffre. Mais quel est ce type d'amour qui souffre ? C'est l'attachement, seulement l'attachement, qui est responsable de la souffrance. Si tu n'es attaché à rien, même pas au fruit de tes actions, et que tu laisses tes actions se faire, si tu fais (comme je disais) ce que te donnes la vie à faire, sans t'y attacher, tu pourras dire que c'est une farce. Mais tu constateras très vite que si ton point de vue a changé (c'est-à-dire si tu t'es abandonné à la Lumière, si tu abandonnes le Soi), tout sera extrêmement facile, parce que, quoi qu'il arrive, rien ne pourra te déstabiliser. Si tu es déstabilisé, c'est que tu existes et que tu es partie prenante de la farce, de la scène de théâtre, comme je la nommais. Alors, que la scène de théâtre te remplisse de contentement ou de souffrance ne change rien, fondamentalement, même si l'ego va te dire qu'il est préférable d'être contenté que de souffrir : c'est logique, puisque l'ego ramène tout à lui. Et s'il ne peut pas ramener à lui, il souffre. Et si ce qu'il a aimé, dans le limité ou la chair de sa chair, disparaît, ou son travail, il peut plus ramener à lui ce qui disparaît. En quelque sorte, le plus simple, c'est déjà de disparaître à soi même. Non pas en mettant fin à quoi que ce soit, mais, encore une fois, en changeant de point de vue, de vision, si tu préfères. D'être lucide, totalement lucide. Si tu deviens lucide, aucune farce ne pourra ébranler quoi que ce soit. Et là, ça pourra être risible pour toi, parce que, toi, n'es plus inséré dans l'attachement, parce que, toi, n'est plus inséré dans une recherche illusoire de quoi que ce soit. C'est de cette façon que l'on arrête d'être le spectateur de la scène de théâtre et qu'on laisse la scène de théâtre se dérouler, pour le spectateur et pour le théâtre. Et toi, tu n'es plus le théâtre. Est ce que ça veut dire que le théâtre a disparu ? Non. C'est le point de vue. Tu étais une conscience enfermée : l'acteur. Tu deviens une conscience libérée : l'observateur ou le spectateur. Et puis après, ton point de vue n'est plus le même. Qu'est ce que tu constates ? Que la scène de théâtre ne te concerne pas. Que l'observateur ne te concerne pas. Que le théâtre ne te concerne pas. Parce que tu es ce qui a permis le spectacle, le spectateur, et le théâtre lui-même. Il n'y a rien d'autre que l'Absolu. Même l'autre, aimé ou détesté, n'est qu'une projection sur ta propre scène. Alors, vous imaginez quand vous êtes plusieurs à regarder le théâtre ou à jouer les scènes. Bien sûr que, mutuellement, vous renforcez l'illusion que c'est réel parce que vous jouez les interactions, vous jouez les rôles. Il faut découvrir qu'il y a des spectateurs. Il faut découvrir qu'il y a un théâtre et il faut découvrir, mettre à jour, qu'il n'y a pas plus de théâtre qu'autre chose. Mais ne tue pas le théâtre, ni l'acteur, ni le spectateur, sinon, tu leur donnes une existence. Saisis-tu la différence ? Tu ne peux pas tuer ce qui n'existe pas. C'est un rêve. Comme tu dis, c'est une farce. Tu es ailleurs. Tu es ce qui a permis la farce. Mais, en aucun cas, tu n'es la farce.

 

Question : Il a été question de l'étape ultime du Soi qui serait la Présence. Qu'en est-il par rapport à cette image de scène de théâtre ?
La Présence serait celui qui a pris conscience de l'acteur, du spectateur, du fauteuil et du théâtre mais il n'est pas encore sorti du théâtre, donc, il ne peut pas voir que le théâtre n'existe pas. Saisissez bien quand je dis « voir », c'est bien au-delà du voir.

Question : vous m'avez dit de me placer dans l'Éternité et dans la Vérité. Mais je constate qu'il y a des oublis, des habitudes qui empêchent de vivre ça.
C'est faux. Tu n'es pas tes habitudes. Tu te laves tous les matins. Tu manges tous les midis. Tu vois les mêmes personnes, le plus souvent, toute ta vie. C'est des habitudes. C'est ton point de vue qui ne va pas. Tu te places dans l'habitude. Il n'y a rien qui puisse empêcher, bloquer, figer, ce que tu Es et ce que tu n'es pas. Aucune habitude, quelle qu'elle soit, n'est un prétexte valable. C'est la personnalité qui croit ça et qui te suggère que ce sont les habitudes qui t'empêchent d'être ce que tu n'es pas. C'est faux. C'est à récuser. Une habitude ne sera jamais éternelle, même si elle se reproduit. L'habitude crée une accoutumance à la personnalité mais, en aucun cas, ne gêne l'Absolu. Ce que tu dis illustre ce que vous dites, pour beaucoup. Vous voulez travailler sur la personnalité. Vous voulez travailler sur ce que vous connaissez. Il n'y a pas à travailler sur ce que vous connaissez. Il y a juste à le voir pour ce que c'est. Il y a juste à se rendre compte, pas à comprendre. Il y a juste à saisir que vous n'êtes rien de tout cela. Ce n'est pas votre vie qui doit changer. Ce ne sont pas vos habitudes. C'est vous. Mais vous n'êtes pas vos habitudes. Quand je dis vous ou toi, je m'adresse à l'Absolu. Vous êtes identifié à ce que vous faites. Vous êtes identifiés à ce que vous fait la vie. Aucune identification ne vous sera d'aucun secours. Je m'adresse à vous depuis l'Absolu. Si cela ne vous concerne pas, fermez vos oreilles. Mais si cela vous concerne, ouvrez grand votre Cœur. Quand je fus incarné, au sens ou vous l'êtes, j'en avais des habitudes. Beaucoup. Je dirais même plus, l'habitude agréable ou désagréable ne peut gêner ce que tu Es, encore moins que l'événement imprévu, parce que l'habitude est très connue et ce qui est très connu se passe de ta conscience. Quand tu conduis ta voiture, est-ce que tu penses à appuyer sur une pédale, ou est-ce que ça se fait tout seul ? Raison de plus. Une habitude te libère, le plus souvent. Ce n'est pas pour cela qu'il faut prendre des mauvaises habitudes, sans cela vous allez souffrir. Ce corps va souffrir. Mais rappelle-toi qu'une habitude, le plus souvent, détourne ta conscience de ce qui est vécu dans l'habitude et, en quelque sorte, libère ta conscience pour autre chose. Celui qui n'a pas d'habitude dépense beaucoup plus d'énergie, de vitalité, que celui qui a des habitudes. Donc, ne vous plaignez pas de vos habitudes. Ne vous plaignez de rien. Faites ce que la vie vous demande. Mais vous n'êtes pas ce qui faites. Là aussi, c'est un stratagème de l'ego, qui va vous faire croire que parce que vous avez un conjoint qui est méchant, un enfant qui est terrible, des impôts à payer, que vous n'avez pas l'esprit tranquille et que cela vous éloigne. Ça vous éloigne du Soi mais pas de l'Absolu. Il ne s'est jamais éloigné.

 

Question : en français, réfuter signifie repousser une idée en prouvant sa fausseté. C'est une définition qui s'applique à la réfutation telle que vous la présentez ?
En totalité. Sers-toi de la logique de la personnalité. Par exemple, quand tu dis : « le soleil se lève » parce que tu le vois se lever, qu'est-ce qui observe le soleil se lever. Si c'est toi, où tu es ? Celui qui est à l'opposé de la Terre, lui, le voit se coucher ou absent. Qui dit vrai ? C'est éphémère. Y a rien de plus éphémère qu'un jour ou qu'une nuit. Il faut réfuter ce qui est éphémère. Pas la vie. Parce que tout ce qui change ne peut être réel. Le Réel ne peut changer. C'est pour ça que l'habitude peut être, en quelque sorte, une approche ou, en tout cas, tu es plus proche, de ce que tu es, de ce que tu n'es pas dans l'habitude, qui te concerne. Le soleil a l'habitude de se lever. Sais-tu s'il va se lever demain ? Par probabilité, tu vas répondre : oui. Mais qu'est-ce que la probabilité, dans l'Absolu ? Une incertitude. L'Absolu ne peut être que certitude. Regardez dans nos échanges, entre nous, aujourd'hui. C'est toujours la personnalité qui cherche à diriger parce qu'elle veut se saisir, elle veut comprendre, elle veut assimiler. Vous n'êtes pas le contenant. Vous n'êtes pas une forme précise. Vous êtes le contenu (dans mes exemples précédents : l'air). Dans l'exemple de l'or : vous n'êtes pas le bijou, vous êtes l'or : ça fait une sacré différence. Des l'instant où vous qualifiez un objet, vous perdez le sens même de l'essence. Vous rentrez dans une forme, une définition, une caractérisation. Tout ce qui a forme, tout ce qui est caractérisé, tout ce qui est identifié, n'est pas réel.

 

Question : Dans un échange entre deux humains que faut-il réfuter pour que la relation à l'autre n'implique aucune distance ?
Il faut réfuter l'humain. Il faut réfuter la relation. Il faut réfuter la distance. Tout dépend de ce que tu recherches. Si tu me parles en disant que tu cherches l'harmonie dans cette relation, cela ne correspond aucunement à l'Absolu. L'Absolu n'a que faire d'une relation. L'Absolu, en définitive, n'a que faire de votre forme humaine mais il permet cette forme. Il permet tout. Il n'exclut rien. Tu ne peux établir de relation au sein de l'Absolu parce que rien n'est séparé. Rien ne peut être en relation. La relation, au sens humain, comme au sens ou vous le vivez, peut être, vous conduit à vivre l'absence de séparation. Tout ce qui a été nommé, par les Anciens, la Communion, la Fusion, la Dissolution, tout cela ce sont des expériences qui peuvent favoriser le changement de point de vue. L'Absolu est très simple mais il vous demande le sacrifice ultime. Si vous n'êtes pas prêts, restez dans le Soi, parce qu'il n'y a pas à être prêts. Il n'y a pas de distance. Il n'y a pas de temps. Il n'y a pas de monde. Donc comment une relation pourrait exister dans quelque chose qui n'existe pas. Réalisez cela et seulement après, vivez la relation parce que vous ne serez pas impliqué. Et tout ce qui n'implique pas, permet une meilleure Réalisation, parce que vous ne définissez pas la relation par rapport à votre expérience passée, par rapport à vos désirs, quels qu'ils soient. Aucune relation ne peut vous permettre d'être Absolus. Aucune communion ne peut vous permettre d'être Absolus. Améliorer ceci ou cela, favoriser ceci ou cela ne concerne pas l'Absolu, ne concerne pas ce que tu Es, même si tu y crois.

 

Question : Quand il est dit « Restez tranquille » cela fait référence à un état de méditation ?
Certainement pas.
 

Question : ou à un état ou l'on est tout simplement tranquille, voire léthargique ?
Ni l'un ni l'autre. Restez tranquille, c'est ne pas interférer dans ce qui se déroule. Encore une fois, c'est changer le point de vue. Aucune méditation ne conduit à l'Absolu. La terreur de la mort peut y conduire plus facilement. La souffrance extrême peut y conduire beaucoup plus facilement que la paix de la méditation. La méditation est, en quelque sorte, une farce, elle aussi. Tout dépend de votre objectif. Pour le Soi, c'est parfait. Pour le Je, c'est parfait aussi, parce que celui qui médite va être plus calme, il va voir plus clair dans la vie qu'il vit. Mais est ce que ton but est de voir clairement ce que tu vis dans ta vie ? Ou de laisser vivre ta vie se vivre et d'être ce que tu Es ? Ce n'est pas du tout la même chose. Rester tranquille, ce n'est ni être léthargique, ni être actif, c'est laisser se faire ce qui se fait, parce que tu n'es pas ce qui se fait. Tu crois que c'est toi qui le fais. Tu crois que c'est toi qui décides, de divorcer, de te marier, ou de mener n'importe quelle action. Mais tu n'es rien de tout cela. Prends conscience qu'à travers ta question, comme toutes les questions, il n'y a que la persistance de celui qui croit pouvoir acquérir quelque chose, dépasser quelque chose. L'Absolu n'est ni une acquisition, ni un dépassement, ce n'est même pas une transcendance. Regardez et voyez tout ce que vous connaissez. L'Absolu n'y est pas. Il l'inclut, bien sûr. Mais ça vous inclut dans l'illusion, et non pas dans l'Absolu. Il faut vous exclure, mais s'exclure, n'est pas se retirer de la vie, bien au contraire : c'est s'exclure de toutes les croyances éphémères. C'est, ne pas être impliqué, mais faire. L'Absolu se révèle de cette façon à vous. Mais tant que vous croyez, d'une façon comme d'une autre, que vous avez à avancer, que vous avez à vous améliorer, tant que vous croyez que vous êtes tributaires d'un quelconque facteur d'évolution, d'une quelconque amélioration, d'un quelconque temps ou d'un quelconque espace, vous vous leurrez vous-même. En fait, c'est l'ego qui vous leurre. Et il vous emmènera toujours dans des culs de sac, dans des impasses, dans des zones de plus en plus sombres. C'est cela, qu'il faut voir.

 

Question : Est-ce que l'accueil, l'acquiescement, manifestent l'Absolu ?
Qu'est ce que tu veux accueillir ? À quoi veux-tu acquiescer ? Tu peux accueillir la Lumière. Tu peux accueillir le Christ. Tu peux accueillir ton mari ou ta femme. Mais tu ne peux pas accueillir l'Absolu. Tu ne peux pas accueillir ce que tu Es. Tu ne peux pas acquiescer à ce que tu Es, puisque cela Est. Dans le sens de ta question, il y a toujours la notion de posséder. On ne possède pas l'Absolu. On ne va pas vers lui. On ne le découvre pas. Il se découvre dès l'instant où tu as chassé tout le reste. Déjà, même le fait de penser que tu peux accueillir l'Absolu considère que tu es un récipient, un contenant. Tu n'es pas un contenant. Tu es Absolu. Donc, comment peux-tu acquiescer ou accueillir ce que tu Es déjà ?

 

Question : s'il convient de réfuter la peur, doit-on réfuter toutes les émotions ?
Qu'est ce qu'une émotion ? Ça passe. Tout ce qui passe, passera. Ce n'est pas l'Absolu. Surtout l'émotion parce que l'émotion tend à vous identifier à ce que vous vivez. Quand vous dites : « je suis en colère » ou « je suis triste », bien sûr qu'il y a une identification. Mais, là aussi, vous ne pouvez pas dire que vous n'éprouvez pas une émotion qui se manifeste. Et le temps que tu la réfutes, l'émotion sera déjà passée. Une émotion ne peut pas durer, même s'il y a un fond de colère, même s'il y a un fond de tristesse, mais à ce moment là, ce n'est plus de la tristesse / émotion. Tu n'es pas plus ta joie que tes peurs, tes plaisirs que tes peurs. Regarde passer les émotions. Elles ne sont pas toi. Elles n'obéissent qu'à ce qui a déjà été construit. C'est une réaction à quelque chose. Tu n'es ni l'action, ni la réaction, ni le faire. Rester tranquille, c'est aussi cela. Ce n'est pas s'allonger et attendre la fin de quelque chose. J'en reviens à la même chose : c'est le point de vue qui change. Où êtes-vous ? Que regardez-vous ? Que faites-vous ? Qui est ce qui regarde ? Qui est ce qui fait ?

 

Question : La réfutation et la crucifixion, est-ce la même chose ?
La crucifixion, ça fait mal. La réfutation ne fait pas mal. La crucifixion implique la mort et la résurrection. La réfutation ne fait mourir que ce qui est illusoire, dans les croyances, mais ne fait pas disparaître le sac de nourriture, jusqu'à preuve du contraire. Ne rajoute pas des clous à ce qui est douloureux : ce corps. Sur le plan symbolique ou historique, la Crucifixion est suivie, pour le Christ, d'une Résurrection dans un corps différent, un Corps de Gloire. L'Absolu n'est pas cela. L'Absolu ne se soucie d'aucun corps, fût-il le Corps de Gloire. Cela ne le concerne pas.

 

Question : l'incarnation est la seule chose qu'on ne peut pas réfuter ?
Tu ne peux pas réfuter ce qui est sur ce monde. Encore une fois, la réfutation ne permet que de changer le point de vue. C'est un mouvement qui te conduit à être immobile. Réfute tout ce qui est éphémère. Sans aucune exception. Mais si la réfutation que tu pratiques te conduit à quitter quoique que ce soit ou qui que ce soit, ce n'est pas de la réfutation. La réfutation est logique. Elle n'est pas faite pour souffrir. Elle n'est pas faite pour autre chose que vous sortir des illusions, des attachements. Ce n'est pas parce que tu réfutes l'incarnation qu'elle va disparaître. Elle disparaîtra bien toute seule, sans que tu t'en occupes. Ne vous posez de questions sur la façon de réfuter. L'objectif de la réfutation est un jeu qui laisse place libre à ce que tu Es, au « Je suis », aussi et au non Ệtre, ensuite, si tu en es d'accord, pour réfuter le soi. Il n'y a rien d'obligatoire. Ce n'est pas un objectif. Mais le vécu prouve que si vous rencontrez un être Libéré, il ne peut vous montrer l'Absolu. Il ne peut vous Libérer. Mais ce qu'il vous dit (vos questions et les réponses) facilite ce que vous Ệtes, facilite le non Ệtre. Je ne m'adresse pas à tous ceux qui me lisent ou qui m'écoutent. Peu d'entre vous peuvent m'écouter et m'entendre parce que beaucoup tiennent à leur ego. Beaucoup tiennent à leur Réalisation, à leur Éveil. Tant que vous tenez quoi que ce soit, vous n'êtes pas Absolu. L'Absolu ne tient rien : il soutient. Mais ce n'est pas vous qui soutenez. L'Absolu soutient absolument tout. Soutenir n'est pas tenir. Justement : c'est être en dessous, inapparent, invisible, à ce qui tient. C'est bien au-delà de la cause. Je dirais que c'est ce qui sous-tend la cause : au-delà de l'apparence, au-delà de la logique, au-delà de l'explication ou de la compréhension. Dans ce monde, vous ne pouvez qu'analyser que ce qui est de ce monde (que cela soit par la science, par les sens, par l'expérience). Rappelez-vous : l'Absolu n'est pas une expérience. Ce n'est pas, non plus, un état puisque c'est un non état. Tant que vous vous posez, à vous-mêmes, une question (je ne parle pas de nos échanges mais tant qu'en vous-mêmes existe une question, une seule), vous n'êtes pas Absolu. L'Absolu n'est ni dans la question, ni dans la réponse (celle que vous vous posez à vous-mêmes ou les réponses que vous apportez à vous-mêmes). Là aussi, c'est un point de vue qui est hors de ce monde, hors de sa causalité. Ce que vous considérez comme être la vie (votre existence, le fait d'exister), c'est déjà être en dehors. L'Absolu n'est ni dehors, ni dedans : il est partout. Il soutient tout. Vous ne pouvez le voir en tant qu'Absolu mais vous pouvez, tout à fait, voir ce qui est non Absolu. Il n'y a pas de jeu de mots là dedans. C'est l'évidence même.

 

Question : d'où vient mon impulsion de ne plus me réincarner, de me fondre dans la Source ?
Mais qui se réincarne ? Quand tu dis : « je me réincarne », c'est faux. Parce que tu parles nécessairement du « Je ». Le « Je » ne se réincarne jamais : il est éphémère. Il ne te suit même pas de vie en vie. C'est la personnalité qui se transforme et qui joue des jeux et des rôles. Affirmer que le « Je » ne veux plus se réincarner est présomptueux. Tu n'as rien à vouloir. Tout vouloir est issu de la personnalité où toute Impulsion vient de l'Âme mais pas de l'Absolu. L'Absolu n'a pas d'Impulsion. Donc, tant que tu exprimes un mouvement (une volonté, un désir), tu n'es pas dans le présent. Si tu t'installes dans le présent (et la Présence), il ne peut y avoir de désir. Dans le « Je suis », déjà, il est vécu que la réincarnation n'existe pas. Elle concerne que des « Je » successifs. L'Absolu n'est pas concerné (l'Ệtreté, non plus) par la réincarnation. Exprimer un désir ne suffit pas à le voir se réaliser. Cela vous le sauriez, déjà, dans ce monde. Alors, comment peux-tu imaginer, dans un autre monde (ou un autre état), que cela soit possible ? Est-ce que tu penses que tu vas emporter ton désir ou ton Impulsion quand le corps aura disparu ? C'est faux. Tu n'emportes rien. Tu n'emportes que des regrets qui ne seront jamais comblés. Il faut chasser le désir, rester tranquille, là aussi, parce que tout ce que tu désires est, nécessairement, considéré et vécu comme extérieur à toi et donc, comme une quête, comme une recherche. Et, en plus, que tu reportes dans quelque chose que tu ne connais pas. Donc, tu projettes, déjà, sur l'Inconnu, ton connu. Cela ne peut pas marcher ainsi. C'est impossible. Je dirais même que c'est l'inverse. Abandonne le connu et l'Inconnu sera là. Il n'y a rien à vouloir parce que ce qui veut est lié au principe même de la projection car considéré comme manquant, dans le « Je » comme dans le Soi. Le manque ne concerne pas l'Absolu. Le désir encore moins. Continuons. Ne considérez pas que vous dites des bêtises parce que le fait de le dire les supprime.

 

Question : lorsque vous avez évoqué l'accueil et l'acquiescement, j'ai senti des frémissements dans la nuque, le dos et le bassin. Qu'est-ce que c'est ?
C'est le Double. Renonce à toi-même et tu verras. Les questions et les réponses ne sont pas des questions et des réponses. Simplement, nous nettoyons le connu. Nous l'enlevons. Et quand le connu n'est plus, qu'est-ce qu'il y a ? L'Inconnu. Laisse, là aussi, se vivre ce qui se vit. Ne cherche pas à l'expliquer, ni à le comprendre. Vis-le. Dès que tu expliques (ou comprends), tu ne le vis plus : tu sors du vécu. Il faut sortir du vécu mais pas par l'explication, pas par la compréhension : par le laisser faire. Tu n'es pas concerné. Seul le Soi est concerné. Pas l'Absolu.

 

Question : Quand CHRIST a dit « je suis la Voie, la Vérité et la Vie », est-ce que cela revenait à dire « je suis Absolu » ?
Non. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » peut te conduire à l'Absolu. Sans t'y conduire. « Moi et le Père sommes Un », est l'Absolu. Lui (et le Double), il est Absolu. La SOURCE est Absolue et est incluse dans l'Absolu. Mais la SOURCE n'est pas l'Absolu. Tant qu'il y a une voie (quelle qu'elle soit), vous sous-entendez un chemin, une amélioration. Cela conduit au Soi mais certainement pas à l'Absolu. La Vérité, oui (en tant que « moi et le Père sommes Un »). La Vie, oui, mais la Vie Éternelle, celle qui ne connaît pas la mort (pas cette vie). Il voulait vous montrer que rien ne peut mettre fin à la Vérité et à la Vie. Et surtout pas la mort, sinon, ce n'est pas la Vérité, ce n'est pas la Vie. Le CHRIST est un moule, un modèle, non pas qu'il faut suivre mais qu'il faut intégrer. Ce n'est pas la même chose. C'est une Conscience qui peut faire dire : « moi et le Père sommes Un : Absolu ». Le CHRIST vous a présenté un modèle (ou un moule) idéal pour ce monde. Il vous l'avait dit : vous ne pouvez pas suivre un moule ou un idéal. Vous l'incarnez ou pas. L'Absolu n'est aucun modèle, aucun moule. Il est bien au-delà de tout ça.

 

Question : une oreille qui siffle, en vous entendant, a-t-il une signification particulière ?
Oui, mais vis-le. Je ne vais pas te faire sortir du sifflement en te disant pourquoi. Absorbe. Si je t'explique, tu sors. Si je ne t'explique pas, tu vis la Vie. L'un des Anciens vous a parlé du Son, au-delà de tout son, qui est le témoin (ou le traducteur) de l'Absolu. Je n'en dirais pas plus. Vis le Son. N'observe pas le Son. Dépasse-le, en quelque sorte. Là aussi, comme tout à l'heure, dépasse ce qui arrive dans ton dos. Rappelez-vous que dès que vous voulez une explication sur le connu (quelle qu'elle soit), c'est l'Ego qui s'exprime. Même le Soi n'a pas besoin d'explication : il Est. C'est comme si le « Je suis » demandait pourquoi il était et pourquoi il est. Saisissez bien : qui pose la question ? Qui a besoin d'explications sur ce qui est vécu, plutôt que de le vivre ? Si tu te fonds dans le Son, tu deviens le Son. Il n'y a plus de distance. Mais si tu poses une question sur le Son (sur le sens du Son), tu t'éloignes.

 

Question : GEMMA GALGANI a précisé, dernièrement : « osez être rien, osez être tout ». Que suppose « osez » ?
C'est le même principe que pour l'Absolu. Si je te dis : « ose être ce que tu Es, l'Absolu », bien évidemment, c'est oser. Oser, c'est se dépasser, se transcender soi-même, dépasser le « Je », dépasser le Soi, pour accéder à autre chose. En sachant que cet accès n'est pas un passage (à proprement parler), que la Porte est imaginaire. C'est l'Ego qui a construit la Porte. C'est le Soi qui a construit la Porte. Si tu oses être rien : c'est la réfutation. Alors, tu oses être tout : c'est l'Absolu. Oser être rien, c'est oser être tout : le point de vue a simplement changé. Oser n'est pas un effort. Oser n'est pas un travail. Oser est un dépassement et une transcendance qui te fait dépasser le dépassement et la transcendance. Tant que vous n'osez pas (quel que soit le qualificatif que l'on y mette derrière), qu'est-ce que ça veut dire ? Que la peur empêche d'oser. Oser c'est être affranchi de la peur. C'est ne plus être retenu par rien, ni ne rien projeter. C'est la Vie et la Vérité.

 

Question : avoir conscience de la peur du néant suffit à la dépasser ?
Oui. Parce que la peur du néant va déclencher quoi ? Une angoisse. Où naît l'angoisse ? Certainement pas dans l'Absolu. Certainement pas dans le Soi. Mais, justement, dans les résistances de la personne. Le néant peut conduire (comme je l'ai dit, comme la souffrance), beaucoup plus facilement, à être Absolu, que la méditation parce que la méditation est un repère et un cadre (fût-il le plus agréable). Le néant et l'angoisse (ou la souffrance) n'offrent pas de cadre. Parce qu'où va s'arrêter le néant ? Où va s'arrêter l'angoisse ? Où va s'arrêter la souffrance ? Quand cela vous arrive, vous ne le savez pas puisqu'il est des angoisses intolérables, des souffrances intolérables. Il n'y a pas de limite. Et tout ce qui est sans limite vous fait sortir du connu.

 

Question : pour mettre fin au besoin d'analyser les sensations du corps, on peut dire : « je réfute ce besoin d'analyser » ?
Non. Tu réfutes la sensation. Tu vis la sensation mais tu n'es pas la sensation. Il faut aller au-delà de la Vibration, au-delà de l'Énergie. Bien sûr qu'il y a ce que vous nommez Onde de Vie, Kundalini et tout ça. Mais l'Absolu est au-delà de tout ça. Tu n'emportes pas ta Kundalini puisque c'est ce que tu Es : c'est-à-dire l'Onde de Vie. Si tu observes, tu es en distance. Même si elle est née, il faut aller au-delà. Observer, c'est se placer à distance : c'est celui qui regarde le théâtre. Il regarde le film ou la farce. Il faut aller au-delà. Donc, il faut ne plus s'occuper. Et d'ailleurs, on vous l'a dit : l'Onde de Vie n'a pas besoin de vous. Rien n'a besoin de vous. C'est illusoire de croire que vous avez besoin de vous pour réaliser ce que vous Ệtes, déjà. Il n'y a rien à réaliser qui ne soit, déjà. Croire que vous allez vous Éveiller, vous Réveiller, vous Réaliser ou vous Libérer, est une illusion. Vous l'Êtes, déjà. Seul l'Ego vous dit l'inverse. Saisissez cela. Ne cherchez pas à le comprendre, mais déplacez-vous. Devenez immobiles et vous verrez tout de la même façon. Vous serez au centre. Je l'ai dit : le centre est ce qui soutient tout le reste. C'est ce que vous Ệtes. Vous n'êtes pas tout ce qui se déroule dans ce temple (ou ce sac, quel que soit le nom que vous lui donniez). Cela se produit. Cela est normal si vous le vivez, et normal si vous ne le vivez pas. Ne vous posez pas la question. Laissez se vivre ce qui se vit. Votre corps n'a pas besoin de vous pour respirer. Il a pas besoin de vous pour digérer. Il a pas besoin de vous pour marcher : il marche. Faites la même chose pour les Vibrations, les Énergies. Parce que, tant que vous observez, c'est comme pour le théâtre : vous êtes encore dans le théâtre.

Question : Nous n'avons plus de questionnements, nous vous remercions.
Eh bien, Bidi rend grâce à l'Amour que vous Ệtes : Absolu.

À une prochaine fois de votre temps.

À bientôt.

Par JaG - Publié dans : Channeling
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 05:16

Source : http://ducielalaterre.org/clefs.php

 

Si vous n’arrivez pas à lâcher prise, il y aura automatiquement souffrance, alors nous vous demandons de vous poser les questions qui vous permettront non seulement de comprendre mais d’évacuer le plus possible. Evitez de cristalliser sur telle ou telle situation, libérez-vous le plus possible de toute émanation d’énergies de colère, de souffrance, de rancune ! C’est important parce que sans cela le corps somatisera, le corps s’exprimera.

Par JaG - Publié dans : Channeling
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